Des départs menacent la survie de la Commission de services régionaux Nord-Ouest

Le prochain budget de la Commission de services régionaux Nord-Ouest (CSRNO) sera légèrement inférieur à celui de l’année en cours, en raison, notamment, de la décision de certaines municipalités de ne plus recourir à des services offerts par l’organisme.

La CSRNO poursuivra ses activités l’an prochain avec un budget général d’opération de 4,7 millions$, soit une diminution de 284 000$. Attestant de la faible marge de manoeuvre de l’organisme, le budget des Services généraux demeure inchangé à 409 000$. Les membres présenteront ce budget à leurs administrations municipales respectives, puis voteront le 28 novembre.

Les plus importants changements concernent les services corporatifs et de l’aménagement local.

Au chapitre des services corporatifs, l’organisme devra composer avec un budget amputé de plus de 47%, qui passe de 68 000$ à 32 000$.

«Trois dossiers seront priorisés au cours de 2019, soit le plan des mesures d’urgence régionale, le plan d’adaptation aux changements climatiques et le projet de cartographie dynamique et de gestion des données pour la région», a expliqué Johanne Thibodeau, directrice des finances de la CSRNO.

Du côté des services d’aménagement local, le retrait de deux membres a fait fondre l’enveloppe budgétaire, qui passe de 1,02 million$ à 747 000$.

Saint-Léonard et la Communauté rurale de Saint-André ont imité le village de Drummond et ont choisi de se prévaloir de ces services auprès de la ville de Grand-Sault. Cette dernière et Edmundston font bande à part depuis quelques années et offrent ces services avec leurs propres employés.

La décision de ces municipalités préoccupent les autres membres. La directrice des opérations, Catherine Dufour, devra composer avec deux employés en moins.

«On est rendu au point de rupture. On affecte le fonctionnement à ce point-ci avec les coupures», dit-elle.

Michel Leblond, maire de la municipalité de Rivière-Verte, affirme que ces départ ont un effet déstabilisant pour les membres restants. La mairesse de Saint-Quentin, Nicole Somers, a même remis en question la pertinence de demeurer au sein de l’organisme.

«Il y a un effet d’entraînement. Tu ne peux pas avoir une municipalité qui compétitionne avec la commission. C’est la pérennité de l’organisme qui est en jeu», a déclaré Nicole Somers.

Déchets solides

Une augmentation de 12,50$ la tonne métrique, échelonnée sur deux ans, pour la gestion des déchets solide est proposée. La mesure est nécessaire pour assurer la viabilité du site d’enfouissement sanitaire situé à Montagne de la Croix dans le DSL de Rivière-Verte. Le taux passera de 57$ à 63$ la tonne en 2019. En 2020, il y aura une augmentation de 6,50$ la tonne.