Ségolène Royal de passage à Moncton

La politicienne française Ségolène Royal a ouvert le quatrième Colloque atlantique sur l’immigration francophone de la Société nationale de l’Acadie à Moncton, mercredi.

Mme Royal est aujourd’hui ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique du gouvernement français et envoyée spéciale pour la mise en oeuvre de l’Alliance solaire internationale. Elle était aussi, jusqu’en 2017, ministre de l’Environnement.

Elle a lancé, plus tôt cette année, Désir d’avenir pour la planète, un organisme non gouvernemental consacré à la lutte contre le réchauffement climatique.

Dans cette optique, elle a rappelé que les changements climatiques menacent des millions de personnes qui vivent sur les côtes des continents. La fonte des glaces, la montée des eaux et les intempéries plus fréquentes et plus sévères menacent des populations entières.

«Il faut savoir qu’il y a 20 agglomérations urbaines de plus de 10 millions d’habitants à moins de 100 km des côtes. Vingt agglomérations qui sont en plus menacées directement par la montée des eaux. Ça veut dire qu’il y a 200 millions d’habitants, sur les espaces côtiers des continents qui vont devoir se déplacer», a expliqué la politicienne française.

L’immigration est donc aujourd’hui, selon Mme Royal, un dossier qui est intrinsèquement lié aux énergies renouvelables et à la lutte aux changements climatiques.

«La question de l’immigration, elle est aujourd’hui centrale. Elle fait peur. On ne sait pas comment la maîtriser. Pourtant, il y a une solution.»

L’accès à l’eau potable et à une meilleure alimentation fait partie des solutions. Il faut aussi que les pays développés partagent leurs connaissances avec les États mois nantis pour qu’ils puissent avoir accès à des énergies renouvelables.

Le colloque sur l’immigration francophone de la SNA se poursuit à Moncton jusqu’à jeudi.