Pannes: le vent et les arbres cassés ont compliqué les rebranchements

Même si des milliers de Néo-Brunswickois étaient toujours sans électricité mercredi après-midi, Énergie NB croit que son réseau a tenu le coup face aux rafales de plus de 110 km/h qui ont balayé la province samedi.

Un jour avant la tempête qui a plongé près de 100 000 Néo-Brunswickois dans la pénombre, Énergie NB se targuait d’avoir solidifié son réseau de distribution d’électricité en plus de pouvoir maintenant compter sur un logiciel d’IBM pour mieux prévoir où les intempéries frapperont afin d’intervenir plus rapidement.

«Notre réseau est plus fort qu’il l’était», disait le président-directeur général, Gaëtan Thomas.

Selon la société d’État, le réseau a tenu le coup et ses équipes ont été déployées sur le terrain au bon endroit plus rapidement grâce au nouveau logiciel.

«On avait bel et bien en place samedi soir 200 équipes dans les régions où l’électricité a manqué et où la tempête a fait le plus de dommages. Le gros défi qu’on avait dans tout ça, c’est que les vents étaient beaucoup plus forts que prévu. Dans certaines régions, les vents ont dépassé les 110 km/h», a expliqué Marc Belliveau, porte-parole d’Énergie NB.

À plusieurs endroits, les vents forts ont persisté dans la journée de dimanche alors que les rafales surpassaient encore les 70 km/h. Il n’était donc pas sécuritaire pour les employés d’Énergie NB de travailler à rétablir le courant.

«On avait des équipes en place, mais il y a très peu de travail qui a été fait dimanche à cause des vents dans plusieurs régions de la province. Il y avait encore des rafales assez sérieuses dimanche. Donc le gros du travail a commencé lundi.»

Aux 200 équipes d’Énergie NB se sont ajouté des entrepreneurs du secteur privé. Lorsque les provinces voisines ont terminé de réparer leurs dégâts, elles ont envoyé des équipes au Nouveau-Brunswick. Mercredi, plus de 300 équipes étaient sur le terrain et le nombre de clients sans électricité diminuait à vue d’oeil.

«Les autres équipes des autres provinces, comme la Nouvelle-Écosse et le Québec, peuvent seulement venir quand ils ont fini de réparer les dommages dans leur province. Par exemple, dix équipes de la Nouvelle-Écosse ont seulement été en mesure de venir aider lundi soir dans la région de Moncton.»

Si la majorité des clients d’Énergie NB auront retrouvé le courant mercredi soir, certains devront être plus patients. Des arbres sont tombés sur des lignes électriques situées dans des endroits très difficiles d’accès. Ces opérations prendront plus de temps.

«Il y en aura quand même plusieurs qui seront seulement rebranchés jeudi. La raison est que la tempête a affecté toute la province, sauf la région d’Edmundston. Elle a frappé tout le sud de la province, d’est en ouest. En raison de ça, il y a des arbres qui ont cassé dans des régions vraiment éloignées et même dans le fond des bois. Il est donc difficile de trouver le bris et de s’y rendre avec un camion lourd», a expliqué M. Belliveau.

«Pour les personnes qui n’ont pas d’électricité depuis samedi, on peut comprendre pourquoi ils sont frustrés», a-t-il ajouté.

Énergie NB évalue encore le coût de cette tempête, mais chose certaine, elle ne sera pas aussi dispendieuse que la crise du verglas de 2017 qui avait coûté plus de 30 millions $ à Énergie NB.

L’infrastructure a mieux tenu le coup lors de la tempête de samedi lors de laquelle seulement 60 poteaux de la société d’État sont tombés comparativement à 600 lors de la crise du verglas.