Néguac: un nouveau Musée des vétérans sera inauguré le 11 novembre

Pour que les sacrifices des anciens combattants ne soient jamais oubliés, les membres de la Légion royale canadienne de Néguac vont bientôt procéder à l’ouverture du nouveau Musée des vétérans.

Les membres de la Légion de Néguac ont décidé d’ouvrir un musée lorsqu’ils ont reçu un don, un drapeau nazi retiré d’un U-boat allemand qui naviguait dans les eaux canadiennes durant la Seconde Guerre mondiale, explique Robert Comeau, président de la filiale 61 de la Légion royale canadienne de Néguac.

«Mon ami Donald Breau habite à Rimouski. Il m’a lâché un coup de fil pour me dire qu’il avait en sa possession un drapeau nazi qui avait été retiré d’un sous-marin allemand qui a été arrêté par un bateau canadien.»

Le drapeau a été conservé pendant plusieurs années par le donateur du drapeau, qui était membre de la Marine royale canadienne. Cet homme a aussi fait don d’une baïonnette ayant appartenu à un soldat allemand.

«On en a parlé, ici, à Néguac. On a décidé d’ouvrir un musée et que le drapeau ainsi que la baïonnette seraient nos deux premiers objets. Ce sont quand même des objets rares.»

Des bénévoles ont ensuite fait appel à la générosité de la communauté afin de recueillir d’autres objets ayant appartenu à des anciens combattants de la grande région de Néguac.

«Des objets nous ont été offerts et d’autres nous ont été prêtés. On a des articles de la Première Guerre mondiale et de la Deuxième Guerre. Ils seront tous mis en exposition.»

«Je pense que les gens vont être impressionnés», ajoute Antoine Savoie, un bénévole engagé.

100e anniversaire

Puisque 2018 marque le 100e anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale, la salle principale du Musée des vétérans, située à l’intérieur de la Légion royale canadienne de Néguac, a été dédiée à la mémoire d’Henri Arsenault, un soldat de la région qui a perdu la vie le 17 septembre 1916 à Courcellette, en France. Son corps n’a jamais été retrouvé et son nom figure sur le Mémorial national du Canada à Vimy.

L’ouverture officielle aura lieu le 11 novembre, lors des cérémonies du jour du Souvenir.

Cette semaine, Robert Comeau, membre des Forces armées canadiennes de 1960 à 2008, a visité plusieurs écoles des régions de Tracadie et de Néguac afin de visiter des élèves.

«On veut sensibiliser les jeunes à l’importance du coquelicot et du jour du Souvenir. Cette année, ça va faire 100 ans depuis la fin de la Première Guerre mondiale.»

Manque de relève

Malgré les efforts déployés par Anciens Combattants Canada, M. Comeau craint que la mémoire des anciens combattants ne soit en train de se perdre.

Le nombre de membres actifs à la Légion royale canadienne diminue chaque année et leur âge moyen est à la hausse.

«Quand la Légion a été fondée, après la guerre, il y avait environ 250 membres actifs. Ils étaient tous des anciens militaires. Présentement, il reste une cinquantaine de membres actifs et une autre cinquantaine qui sont des membres associés. Ce sont des gens qui n’ont pas servi dans l’armée. On est chanceux qu’ils soient là, parce qu’on est tous en train de prendre de l’âge. On n’a pas vraiment de relève.»

Les semaines qui précèdent le jour du Souvenir demeurent la meilleure période de recrutement de l’année. Une campagne a été lancée pour vendre des cartes de membres.

Les membres de la Légion de Néguac tentent aussi de récolter des fonds par le biais d’une loterie Chasse à l’As de pique.