Postes Canada propose une trêve aux syndiqués

Postes Canada a proposé lundi au Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes «une période de restriction» qui s’étirerait jusqu’au 31 janvier 2019, pendant laquelle le STTP ne ferait pas la grève et ne mènerait aucun autre moyen de pression et la société n’imposerait pas de lock-out.

La société de la Couronne a expliqué par voie de communiqué que cette «période de restriction (…) permettrait aux deux parties de collaborer jusqu’à la fin janvier pour immédiatement mettre un terme aux grèves tournantes, reprendre la médiation et amorcer un processus qui mènerait à une résolution définitive».

Postes Canada a ajouté qu’il «s’agit de la dernière chance (…) de traiter le courrier accumulé avant que l’avalanche de colis des Fêtes ne frappe ses établissements».

Postes Canada propose également au syndicat la reprise immédiate de la médiation avec un médiateur nommé par le gouvernement et approuvé par les deux parties jusqu’à la fin de la période de restriction; un paiement spécial allant jusqu’à 1000$ versé aux employés représentés par le STTP à la fin de janvier si aucun arrêt de travail n’est déclenché d’ici la fin de la période de restriction; et le rétablissement des deux conventions collectives du STTP, incluant tous les avantages sociaux, pour la durée de la période de restriction.

Dans l’éventualité où des ententes ne seraient pas conclues d’ici au 31 janvier, ajoute la société, le médiateur soumettrait des recommandations pour le règlement. Si elles n’étaient pas adoptées par les parties, l’arbitrage exécutoire serait mis en oeuvre.

Postes Canada prévient que cette proposition n’est valide que jusqu’à 17h, lundi.

Les grèves tournantes du STTP touchaient lundi la Colombie-Britannique, l’Alberta et l’Ontario. Des piquets de grève avaient notamment été installés à Kelowna, à Edmonton et à Kitchener.

Le syndicat a demandé en fin de semaine au gouvernement fédéral de nommer de nouveau un médiateur pour tenter de résoudre le conflit.

Une porte-parole de la ministre du Travail Patty Hajdu a refusé de dire si Ottawa acquiescerait à la demande d’un nouveau médiateur, disant simplement que le fait que les deux parties soient toujours déterminées à trouver une solution reste un bon signe.