Dalhousie veut réduire son empreinte environnementale

Dalhousie entend réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 10% d’ici 2025 et de 20% d’ici 2035.

Depuis la perte de la papetière AbitibiBowater, de son usine de produits chimiques et de la centrale thermique d’Énergie NB, Dalhousie est loin d’être la productrice de gaz à effet de serre (GES) qu’elle était autrefois. Malgré tout, il y a toujours place à amélioration.

La Ville a officialisé sa volonté de réduire ses émissions, lundi soir, par l’entremise d’un arrêté municipal.

Il s’agit en fait d’un projet initié par le conseil précédent, effectué en collaboration avec l’Union des municipalités du Nouveau-Brunswick. Le niveau de référence des émissions de l’équivalent en CO2 a été établi en 2015. Ainsi, tous secteurs confondus (industriel, commercial, résidentiel, etc.), on estime la production annuelle de l’équivalent de GES à 32 357 tonnes, soit un peu plus de dix tonnes par habitant. C’est donc sur ces données que les performances de la ville seront notées au cours des années à venir.

Le maire de Dalhousie, Normand Pelletier, l’avoue, il a hérité de ce projet de l’administration précédente. Et dans le contexte économique actuel, sa mise en application arrive à un bien mauvais moment. Cela dit, il n’entend pas reculer pour autant.

«On n’a pas beaucoup le choix d’emprunter cette voie. Notre effort ne va probablement pas changer grand-chose au niveau provincial ou canadien, et encore moins mondial, mais on se doit quand même de penser plus sérieusement aux générations à venir. On n’a pas le choix d’entreprendre des changements, et chaque petit geste – de notre côté, mais aussi de la part de nos citoyens – compte au final», indique le maire Pelletier.

Ce dernier croit que la municipalité a d’ailleurs fait des pas de géants depuis 2015, ce qui augure très bien pour atteindre la norme fixée pour 2025.

Parmi ceux-ci, l’implantation du programme de recyclage à domicile devrait empêcher plusieurs tonnes de déchets de se retrouver au dépotoir et du coup émettre des GES.

Sinon, il y a le projet d’amélioration écoénergétique implanté récemment au Récréaplex de Dalhousie, un projet qui doit contribuer à faire baisser considérablement la facture de cet édifice municipal très gourmand.

«Et puis il y a notre projet de mini-turbine, ce qui devrait nous aider à produire (et utiliser) de l’énergie verte. De plus, on regarde à d’autres façons de réduire notre empreinte environnementale, comme diminuer notre flotte de véhicules par exemple, ce qu’on a déjà fait l’an dernier en se débarrassant d’un engin», note M. Pelletier.

La Ville pourrait également avoir plus à l’œil ses travailleurs afin qu’ils ne laissent pas tourner les moteurs des véhicules de la municipalité.

Ce qui pourrait aussi jouer en faveur de Dalhousie pour l’atteinte de son objectif est le fait que celle-ci a continué de perdre des citoyens au cours des dernières années, donc qu’elle a perdu des «producteurs» de GES. Aucune entreprise majeure n’est venue s’y implanter non plus durant cette période. Une mauvaise nouvelle qui, au moins, a un petit quelque chose de positif.

Une autre aventure «verte»

Fière de son projet de mini-turbine électrique (implanté dans une conduite d’eau inutilisée), la Ville de Dalhousie considère la possibilité de se lancer dans une autre aventure «verte»: l’installation de panneaux solaires.

«On a beaucoup perdu au cours des dernières années et on regarde à tous les moyens pour générer des revenus. Les panneaux, ce serait une bonne option. On a amplement d’espace et toutes les infrastructures électriques nécessaires (les lignes de transmissions) sont également là, sur l’ancien site de la centrale», explique M. Pelletier.

Ce dernier a l’intention de discuter de ce projet avec le gouvernement provincial, quitte à d’abord lancer une étude de faisabilité pour en évaluer le potentiel.