Ambulance NB s’engage à respecter ses obligations linguistiques

Ambulance NB s’engage à respecter ses obligations en matière de langues officielles, et ce, peu importe si la décision de l’arbitre John P. McEvoy est respectée ou non.

«Chez Medavie et Ambulance NB, nous avons un mandat moral et contractuel de desservir les gens dans la langue de leur choix selon la Loi sur les langues officielles. Nous maintenons notre position là-dessus. Nous croyons que le système de transferts va aider à ça. Nous sommes convaincus de ça. Ça va aussi améliorer les temps de réponse parce que nous aurons des camions dédiés au 911», a confirmé le président des services de santé chez Medavie, Richard Losier.

Lorsque le nouveau service de transferts sera opérationnel, en mars 2019, Ambulance NB demandera aux patients leur préférence quant à la langue de service. Ainsi, un véhicule avec du personnel parlant l’anglais ou le français sera envoyé.

Moins de stress

Medavie, le gestionnaire du service ambulancier, croit également que le nouveau service de transferts améliorera la rétention des employés. Il offrira une autre option à celles et ceux qui cherchent un rythme de travail moins effréné. Ce sera une option pour prolonger la carrière de certains travailleurs paramédicaux.

«Ils veulent encore pratiquer, mais peut-être pas au même rythme que le 911 et les urgences. Ils peuvent encore donner et ils veulent encore donner, mais en changeant la routine. Nous, on croit que c’est une bonne chose côté rétention. Du point de vue recrutement, on continue de faire le plus d’effort possible», a précisé M. Losier.

Même son de cloche du côté du syndicat. On voit ce nouveau système de transferts comme une occasion pour les travailleurs paramédicaux de poursuivre leur carrière sans le stress que peuvent provoquer les appels d’urgence.

Les transferts entre centres hospitaliers correspondent à environ 30% du volume d’appels d’Ambulance NB.

«Une bonne nouvelle»

À Saint-Quentin, on accueille favorablement l’arrivée annoncée du nouveau service de transferts. Un service qui, l’espère-t-on, permettra de régler les problèmes de couverture ambulancière au Restigouche.

«Le transfert interhospitalier, c’est ce qui paralyse le système des ambulances, que ce soit à Saint-Quentin ou ailleurs, c’est la même dynamique. Donc, l’annonce d’hier était, je pense, une bonne nouvelle pour toute la province du Nouveau-Brunswick», a avancé la mairesse de Saint-Quentin, Nicole Somers.

En ce qui a trait au dossier linguistique, Mme Somers rappelle que la priorité, c’est d’avoir des travailleurs paramédicaux en poste prêt à intervenir.

«Plutôt que de voir quelqu’un mourir, si quelqu’un vient pour offrir de l’aide, en anglais ou en français, on va prendre n’importe qui. Il y a des gens qui sont morts sur le territoire parce qu’il n’y avait pas d’ambulance. On ne va pas s’obstiner sur la langue-là», a affirmé Mme Somers.

Ambulance NB doit par ailleurs offrir un service amélioré au Restigouche-Ouest dès décembre, et ce, à la lumière des problèmes de couverture dans cette région. Dès le 27 décembre, il doit y avoir deux ambulances en permanence, 24 heures par jour, 7 jours sur 7, sur le territoire.

24 unités de transferts crées d’ici la fin mars

Le gouvernement de Blaine Higgs a annoncé lundi la création d’un nouveau service de transferts afin d’améliorer les temps de réponse d’Ambulance NB.

Service de santé Medavie, gestionnaire du service ambulancier provincial, doit ainsi créer 24 unités de transferts d’ici la fin mars. L’initiative doit permettre d’offrir 40 postes permanents à des travailleurs paramédicaux unilingues.

Pour ce faire, le gouvernement provincial a l’intention de retirer dans 30 jours, la demande en révision judiciaire de la décision de l’arbitre John P. McEvoy.

Selon la décision controversée de l’arbitre, Ambulance NB devrait accorder un emploi à temps plein aux employés unilingues avec plus d’ancienneté, et ce, même si le poste est désigné bilingue.