Des maires se portent à la défense des francophones du pays

Des représentants municipaux du Québec, de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick publient mercredi une déclaration dans laquelle ils se portent à la défense des droits linguistiques des francophones au Canada.

Ils écrivent que les droits des francophones doivent être reconnus et pleinement et protégés.

Ils dénoncent les décisions et positions politiques qui briment ces droits, les qualifiant d’inacceptables dans un pays officiellement bilingue et reconnu à travers le monde pour sa dualité linguistique.

Ils évoquent à cet effet la décision du premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, d’abolir le poste de commissaire aux services en français de l’Ontario et de mettre fin au projet d’université francophone.

Ils citent aussi l’élection au Nouveau-Brunswick de députés provinciaux qui prônent ouvertement un recul des droits linguistiques des Acadiens.

Les signataires de la déclaration affirment que les francophones de partout à travers le Canada sont solidaires des Franco-Ontariens, des Acadiens et de toutes les communautés francophones afin qu’elles puissent préserver leur langue et développer leurs institutions.

Ils affirment qu’ils poursuivront leurs revendications afin que leurs droits soient entendus et respectés.

Au nombre des signataires, on retrouve le maire de Petit-Rocher et président de l’Association des municipalités francophones du Nouveau-Brunswick, Luc Desjardins, ainsi que les maires de Québec, Montréal, Gatineau et Drummondville.