Le Vendredi fou est synonyme d’achats impulsifs

Le Vendredi fou, ou Black Friday, ce grand jour de rabais du lendemain du Thanksgiving américain, continue de gagner en popularité au Nouveau-Brunswick. Mais une experte en faillite recommande de bien planifier son magasinage afin d’éviter les crises financières après le temps des Fêtes.

Les rabais du Black Friday peuvent être attrayants, mais ils risquent de provoquer des comportements d’achats impulsifs. Chaque hiver, Sarah Morrison, syndic autorisée en insolvabilité chez Grant-Thornton, constate une augmentation du nombre de personnes ayant des difficultés financières après avoir dépensé plus que prévu dans le temps des Fêtes.

Les personnes plus à risque, selon elle, sont celles qui abordent leur magasinage à l’improviste.

«De la même façon qu’on dit de ne pas faire l’épicerie quand on a faim, on ne doit pas se laisser emporter par les rabais sans avoir un plan.»

Alors que la saison des Fêtes approche, Mme Morrison suggère de prendre le temps d’élaborer un plan en fixant un montant qu’on a l’intention de dépenser pour chaque personne sur sa liste de cadeaux.

«Le simple fait de prendre le temps de faire un budget est important. En suivant un plan, on a moins tendance à se laisser emporter par les rabais du Black Friday.»

«La deuxième étape est d’avoir notre plan avec nous en magasinant et d’être prêt à faire des ajustements si nécessaire. Si on dépense plus que prévu sur une personne, on devra peut-être dépenser moins sur une autre afin de respecter le budget total.»

Pour les personnes qui veulent aller encore plus loin, Mme Morrison recommande de commencer à économiser pour les Fêtes dès le mois de janvier.

«Si, par exemple, on sait que chaque année on dépense environ 1200$ sur des cadeaux de Noël, on peut commencer en mettant 100$ par mois dans un compte d’épargne. Cela permet d’éviter de faire des achats à crédit.»

«Lorsqu’on se sert d’une carte de crédit, on a tendance à moins tenir compte de nos dépenses. Mais si on dépense son propre argent, on est un peu plus prudent.»

Le plus important conseil de Mme Morrison: les consommateurs doivent éviter de se mettre la tête dans le sable face à leurs dépenses.

«On dit que 80% des millionnaires savent combien ils dépensent sur leurs épiceries. Si on est conscient de nos dépenses, on dépense moins. Je connais des personnes qui sont stressées à propos de l’argent et leur solution est d’ignorer combien ils dépensent et combien ils ont dans leur compte de banque. Ils finissent pratiquement toujours par dépenser plus.»

En moyenne, les Canadiens dépensent 675$ durant les Fêtes, selon un sondage mené par la firme Léger pour le Retail Council of Canada. La majorité affirme qu’elle a l’intention de dépenser le même montant que l’an dernier.

Si 65% des répondants disent avoir l’intention de respecter un budget ferme, le sondage révèle que 28% ont dépensé plus qu’ils avaient l’intention de le faire en 2017.

Le sondage avance aussi que plus de Canadiens trouvent qu’il est important de magasiner au Canada. Les auteurs de l’étude avancent que la récente négociation de l’Accord États-Unis-Mexique-Canada semble avoir promu l’importance de soutenir les détaillants du Canada.

Le sondage Leger a été effectué en ligne auprès de 2504 répondants à travers le pays, du 10 au 22 octobre 2018. La marge d’erreur est de 2%, 19 fois sur 20.