Des citoyens du Madawaska passeront un Noël vert

Afin de réduire l’impact du temps des Fêtes sur l’environnement, des individus du Madawaska font preuve d’innovation et de créativité.

Repenser sa façon d’aborder et de célébrer les Fêtes est pour certaines personnes une occasion de renouer avec des valeurs plus traditionnelles. Certains favorisent de passer du temps de qualité avec ceux qui leur sont chers plutôt que d’échanger des cadeaux.

Pour d’autres, les Fêtes ne sont qu’une occasion de plus de poursuivre de saines habitudes écologiques.

Qu’il s’agisse de joindre l’utile à l’agréable pour l’emballage d’un cadeau ou d’encourager les artisans de leur région, ces personnes sont d’avis que chaque geste a des répercussions positives sur l’environnement.

Jovanie Lagacé est une de ces personnes. Pour elle, un retour à la simplicité diminue le stress lié au temps des Fêtes.

«Ce n’est pas une torture pour moi de réduire, de recycler et de réutiliser. Ce qui est une torture, c’est de voir le mode de vie de consommation actuel. Je crois que c’est important d’avoir cette discussion à ce sujet», souligne celle qui est coordonnatrice en éducation et communication à la Commission de services régionaux Nord-Ouest (CSRNO).

Selon elle, il est plus facile de mettre en pratique de nouvelles habitudes en posant une série de petits gestes que de changer du tout au tout.

«Je n’ai pas d’enfant alors c’est plus facile pour moi. Mais je vois des couples qui en ont et qui font un effort pour se procurer des articles usagés. On le voit aussi avec des gens qui adoptent des habitudes zéro déchet qui vont privilégier de passer plus de temps de qualité avec ceux qu’ils aiment.»

Certaines personnes emballent un cadeau à l’aide d’un autre. D’autres utilisent du papier recyclable qu’ils décorent à la main ou achètent des cadeaux d’artisans locaux. C’est le cas de Johanne Philippe.

«Depuis quelques années, j’essaie d’emballer les cadeaux avec quelque chose d’utile pour la personne. On peut l’emballer dans un linge à vaisselle ou une serviette de plage que l’on a achetés. C’est un cadeau qui enveloppe un cadeau et la personne peut s’en servir», souligne celle qui est propriétaire du Studio Terra Yoga, dans le quartier Saint-Jacques, à Edmundston.

Les gestes des adeptes du mouvement ont pour objectif de léguer à la prochaine génération une planète où il fait bon vivre.

«J’essaie de faire avec ce que j’ai, partage Kirsten Rahm, d’Edmundston. Il y a toutes sortes d’idées sur internet. Par exemple, on essaie d’acheter en grande quantité pour limiter l’emballage. On favorise aussi les emballages que l’on peut utiliser pour alimenter un feu ou qui peuvent être compostés.»

S’ils s’entendent sur l’importance d’adopter des habitudes écologiques, les adeptes du mouvement sont toutefois conscients qu’ils ne peuvent pas imposer leurs choix.

«Dépendamment des catégories d’âge, il peut y avoir une certaine résistance, souligne Mme Lagacé. Mon père n’est pas trop certain de comprendre. Selon lui, je suis un petit peu extrême. Mais il s’est un peu habitué parce que le zéro déchet est mon mode de vie et j’ai des idées différentes.»