Présence policière à Saint-André: le gouvernement et la GRC disent faire leurs devoirs

Le ministère de la Sécurité publique affirme traiter avec diligence la requête de la Communauté rurale de Saint-André qui souhaite voir la Force policière de Grand-Sault assurer la sécurité sur son territoire dans les délais plus brefs.

Une telle requête avait été acheminée au gouvernement provincial au milieu de l’année 2017, sans que celle-ci ne puisse se traduire encore à ce jour par un transfert de la surveillance policière – qui est offert actuellement par la GRC – à la Ville de Grand-Sault.

Cette attente avait soulevé l’ire du maire de Saint-André, Marcel Levesque, qui a dénoncé la semaine dernière la lenteur des autorités gouvernementales à acquiescer à la demande de l’administration municipale.

Au ministère de la Sécurité publique, on affirme procéder, comme il se doit, à une évaluation complète de la demande officielle formulée par la communauté rurale.

«Des représentants du ministère ont été en contact de façon régulière avec des représentants de la communauté pour les tenir informés de l’état du processus d’évaluation en cours», a expliqué la porte-parole gouvernementale Alexandra Davis.

«Les résultats de l’évaluation devraient être présentés au ministre de la Sécurité publique dans les prochaines semaines et une décision à ce sujet suivra», a-t-elle tenu à préciser.

Taxée par certains d’être moins présente qu’autrefois sur les routes de Saint-André et près de l’école régionale les jours de classe, la GRC a également tenu à se faire rassurante.

«Nous travaillons avec les communautés locales pour établir les priorités, en mettant l’accent sur la réduction et la résolution des crimes. Une partie de ce travail est visible et évident lorsqu’on voit les véhicules de la GRC, parfois moins quand il y a une enquête en cours», a indiqué la caporale Jullie Rogers-Marsh.

«Nous nous occupons de Saint-André», a laissé entendre la porte-parole provinciale du corps policier, dont la facture de surveillance du territoire de la communauté rurale devrait s’établir à 415 186$ au cours de l’année 2019.

Une préoccupation de tous les jours pour les municipalités

La sécurité publique, en particulier la surveillance policière, continue sans cesse d’accaparer une part importante des budgets de fonctionnement des municipalités et de préoccuper les élus municipaux de la province.

«C’est une préoccupation chez beaucoup de nos membres qui apprécient ce sentiment de proximité avec la police et sa présence sur le terrain et qui veulent en tirer le maximum pour leur argent», admet sans détour Frédérick Dion, le directeur général de l’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick (AFMNB).

Si le fait de confier la surveillance de son territoire à la Force policière de Grand-Sault se traduirait par des économies substantielles pour la Communauté rurale de Saint-André, il en va tout autrement pour une majorité de municipalités membres de l’AFMNB, a pris soin de préciser son représentant.

«Ça ne se bouscule pas à nos portes pour se départir des services de la GRC et s’en aller vers une force de police régionale, car dans plusieurs cas cela représenterait une hausse de la facture pour les municipalités», a expliqué Frédérick Dion.