Un luthier veut fabriquer des instruments haut de gamme dans la Péninsule acadienne

Lorsqu’il était adolescent, Michaël Cormier-Butler s’est découvert un talent pour la guitare. Au lieu de se contenter de gratter quelques accords, le jeune homme est devenu un véritable passionné, au point où il a commencé à songer à l’instrument de ses rêves. Tranquillement, la musique a cédé sa place à la fabrication de guitares.

Après avoir habité au Québec pendant 12 ans, où il a perfectionné son art auprès de l’un des plus importants détaillants d’instruments de la province, le luthier est de retour dans la Péninsule acadienne. Il a pleinement l’intention d’ouvrir son propre atelier afin de fabriquer les nouvelles guitares Cormier.

Loin de vouloir se limiter au marché de la Péninsule acadienne ou du Nouveau-Brunswick, Michaël Cormier-Butler voit grand. Son objectif est de construire des instruments haut de gamme qui seront prisés par des musiciens du monde entier.

C’est en travaillant dans des ateliers de lutherie dans la région de Montréal qu’il a commencé à rêver à quoi pourrait ressembler ses propres guitares.

«Je dirais qu’il y avait entre 3000 à 4000 guitares qui me passait entre les mains chaque année. J’ai pu voir ce que les autres fabricants faisaient. J’ai pu m’inspirer des bonnes idées et songer à comment je ferais les choses différemment. D’ailleurs pour être bon à fabriquer des guitares, c’est important de comprendre toute la mécanique», dit le luthier âgé de 43 ans.

Le désire de construire ses propres instruments remonte à loin. Michaël Cormier-Butler avait d’abord tenté l’expérience à l’âge de 18 ans lorsqu’il a fabriqué une guitare électrique avec l’aide de son grand-père.

«Ce qui m’a poussé dès le début, c’était de pouvoir fabriquer la guitare de mes rêves. En tant que guitariste, je n’arrivais pas à trouver exactement ce que je voulais. Même si j’aimais une guitare, ce n’était pas tout à fait ce que je cherchais. C’était ma quête personnelle d’être en mesure de tout prendre ce que j’aime dans les guitares que je voyais pour avoir la guitare parfaite pour moi.»

Inspiré par d’autres fabricants qui conçoivent des instruments uniques pour leurs clients, Michaël Cormier-Butler souhaite que sa ligne de guitares possède des traits caractéristiques et distincts.

«Quand tu vois une Fender ou une Gibson, on est capable de les reconnaître. Je ne cherche pas à réinventer la guitare, mais je veux arriver à parfaire mon design pour que les gens reconnaissent les Cormier.»

Même s’il existe seulement quelques guitares acoustiques Cormier à l’heure actuelle, l’une d’elles se trouve entre les mains d’un magicien des cordes, le guitariste Shaun Ferguson, de Caraquet. «Shaun a ma deuxième guitare. Je suis très fier de ça.»

Osons croire qu’il y aura un jour, bien d’autres virtuoses qui joueront sur leur propre Cormier.