La Foire brayonne «sérieusement en danger»

À court de bénévoles et de membres siégeant au sein de son comité de direction et aux prises avec une situation financière précaire, l’avenir de la Foire brayonne ne s’annonce pas très reluisant.

Voilà le constat qu’ont dressé des membres actifs et des bénévoles sortants du comité organisateur qui étaient réunis lundi soir dans le cadre de l’assemblée générale annuelle de l’un des plus anciens festivals d’été de la province.

L’événement estival, qui fait la fierté des Brayons et de la ville d’Edmundston, se retrouve dans une situation périlleuse, sans personne pour assurer, entres autres, les fonctions névralgiques de la direction générale de la foire ainsi que de la présidence du comité organisateur.

Qui plus est, les organisateurs ont souligné, lors de la rencontre, que l’édition 2018 de l’événement s’était finalement soldée par un déficit de l’ordre de 25 000$.

Ce déficit s’expliquerait principalement par une baisse générale de l’achalandage ainsi que des ventes d’alcool et des objets souvenirs.

Les grandes nouveautés que représentaient le spectacle d’humour au Centre Jean-Daigle et la cave à vin présente sur le site n’ont  pas obtenu les résultats escomptés lors de la 40e Foire brayonne.

«On ne peut pas organiser l’événement avec seulement trois personnes! C’est un cri d’alarme, car elle est sérieusement en danger. Il manque des bénévoles, la communauté doit s’impliquer», a lancé Michel Nadeau, l’un des membres du comité de direction et responsable du service des parcs et des loisirs de la Ville d’Edmundston.

La mascotte Typique doit se sentir bien seule par les temps qui courent, puisque les Brayons ne semblent pas se bousculer pour occuper l’un ou l’autre des postes-clés qui sont actuellement à pourvoir.

En fait, seul un poste de vice-président a réussi à trouver preneur lors de l’élection des membres du conseil de direction. Cette tâche reviendra dorénavant à Roger Quimper, qui espère être rapidement en mesure de remettre la foire sur les rails.

Outre la présidence et la direction générale, qui devront être rapidement comblées, des responsables de la trésorerie et du volet socioculturel de l’événement doivent également être dénichés afin d’assurer la survie de l’événement.

«La population doit se réveiller si elle veut une Foire brayonne, sinon il n’y en aura plus!», a affirmé sans détour Maryse Martin, qui a occupé au cours des 15 dernières années les fonctions de responsable du volet socioculturel de l’événement avant de céder sa place et de donner au suivant.

La présidente sortante, Hélène St-Cyr Levesque, a quant à elle décidé de ne pas renouveler son mandat au sein du festival, et ce, après 17 années d’implication, question de pouvoir passer plus de temps avec sa famille.

Une réunion spéciale doit se tenir dès janvier afin de trouver des solutions.