Budget de Tracadie: hausse de la taxe foncière

Un budget du fonctionnement général de 14 millions $ pour 2019, qui contenait un déficit de 1,4 million $, a été présenté par le directeur général de Tracadie, Daniel Hachey, vendredi soir.

Après une heure de délibération, les conseillers ont dû trouver un terrain d’entente pour équilibrer les revenus et les dépenses.

Après la présentation des deux scénarios, la ville a opté pour une augmentation de la taxe foncière de 1,39 $ à 1,50 $ par tranche de 100 $ d’évaluation dans les quartiers urbains.

Du côté des quartiers ruraux, le conseil a décidé d’uniformiser la taxe. Il en coûtera désormais 90 cents par 100 $ d’évaluation.

«Les taux d’imposition fonciers des quartiers ruraux ont tous été uniformisés afin de contrôler les augmentations futures», explique-t-on dans un communiqué.

Le maire, Denis Losier, qui avait promis à plusieurs reprises de ne pas augmenter les taxes, a dû se résigner à le faire.

Pendant les débats, M.Losier a expliqué à maintes reprises la nécessité de cette augmentation de taxe.

«Nous avons coupé dans plusieurs secteurs, mais on ne peut pas cependant sabrer tous les services pour les citoyens. On ne va pas décider du jour au lendemain de couper dans les services pour l’aréna et la piscine», a-t-il expliqué devant une trentaine de citoyens, qui s’étaient déplacés pour l’occasion.

Il reconnaît aussi l’erreur du conseil municipal de ne pas avoir agi plus tôt. L’an passé, les élus avaient voté pour le statu quo au lieu d’accepter une hausse de taxe de sept cents.

Budget de rattrapage

Pour sa part, M. Hachey a parlé d’un budget de rattrapage. «Il y aura des décisions à prendre en 2019», a-t-il formulé.

Le budget du service d’eau et égouts reste à 1,9 million $ pour la prochaine année et le taux demeure le même pour les résidents.

Le conseiller du quartier 8, Jean-Yves McGraw, a voté contre le budget. Il avait prévenu le maire que l’augmentation aurait dû se faire en 2018, afin «d’éviter des impacts importants sur les bénévoles et les citoyens», a-t-il rappelé.

Si le budget n’avait pas été adopté, le conseil aurait dû se réunir à nouveau afin de voter un budget le plus tôt possible, dès le mois de janvier.