Centre naval: Caraquet et Bas-Caraquet espèrent encore s’entendre avec Higgs

Les négociations entre Caraquet et Bas-Caraquet avec le gouvernement Higgs, concernant la part financière des deux municipalités dans le Centre naval du Nouveau-Brunswick de Bas-Caraquet, n’ont toujours pas abouti à une solution concrète.

Les maires Kevin Haché, de Caraquet, et Roger Chiasson, de Bas-Caraquet, ont abordé directement le premier ministre Blaine Higgs et le vice-premier ministre Robert Gauvin à ce sujet, peu avant l’activité partisane du Parti progressiste-conservateur tenue à Caraquet, à la mi-décembre.

La Ville et le village cherchent à alléger le fardeau de leur responsabilité fiscale au centre naval. Depuis 2016, ils doivent payer 80 000$ par année, pour une période de 10 ans, dans cette industrie située à Bas-Caraquet.

MM. Haché et Chiasson suggèrent de réduire cette contribution annuelle à 40 000$, échelonnée sur 20 ans.

«Nous sommes toujours en discussion avec le gouvernement, a laissé savoir M. Haché. Pour nos municipalités, c’est un engagement financier important.»

Caraquet et Bas-Caraquet n’ont pris aucune chance et elles ont établi leurs budgets municipaux de 2019 en tenant compte d’un paiement de 80 000$ au Centre naval du Nouveau-Brunswick. Pour Caraquet, qui travaille avec un budget de plus de 7 millions $, cette charge est pas mal moins lourde qu’à Bas-Caraquet, qui gère un budget d’un peu moins de 1,4 million $.

«On espère pouvoir s’entendre bientôt avec le gouvernement», espère M. Haché.

Bas-Caraquet aimerait bien récupérer ces 40 000$. Le village prévoit engager un agent de développement économique et communautaire.

La contribution des deux municipalités à la relance de l’industrie navale a varié au fil des années. Au départ, en 2010, il était convenu qu’elles fourniraient 40 000$ annuellement sur une période de 10 ans. Cette somme a doublé en 2016, avec toujours la même échéance, lorsque le gouvernement libéral est intervenu pour sauver l’entreprise alors aux prises avec d’importants problèmes financiers.

Le coût de cette relance a également grimpé, passant de 22,7 millions $ en 2009 à 28 millions $ en 2018. Le gouvernement fédéral y a injecté 10 millions $ et un nouveau ber cavalier a été amené en 2017.