Tracadie: les ours polaires font leur trempette annuelle

Les fêtes du jour de l’An se suivent et se ressemblent à Tracadie. Malgré une tempête de neige qui a semé le doute sur la tenue de l’événement, la 32e édition de la traditionnelle baignade des ours populaires a tout de même eu lieu à la Marina, en après-midi.

L’eau glaciale – le thermomètre indiquait une température de 3°C – n’a pas empêché une trentaine de courageux de se jeter à l’eau pour souligner l’arrivée de 2019.

Jean-Roger Comeau, l’organisateur de l’événement, est un habitué de la première saucette de l’année. Il en était à sa 28e édition.

«Tout le monde vit l’expérience à sa façon, explique-t-il. Pour moi, je peux te dire que ça donne un bon choc quand tu sautes dans l’eau, mais ça fait du bien.»

Jean-Marie Robichaud a pour sa part imagé cette tradition d’une autre manière. «C’est comme prendre une douche d’eau très très froide», a-t-il dit.

L’événement gratuit regroupait des résidents de la Péninsule acadienne de plusieurs tranches d’âge: le plus jeune baigneur avait 8 ans, tandis que l’aîné était âgé de 62 ans.

4 ou 5 secondes

M. Robichaud a expliqué qu’en moyenne, les gens restent à peine 4 ou 5 secondes dans l’eau avant de remonter, vite fait, à la surface.

«Il y a même un jeune qui a sauté deux fois! Son père avait oublié de prendre une photo lorsqu’il a sauté la première fois, il s’est donc repris», a-t-il ajouté.

Cette année, 11 personnes ont fait le grand saut pour la première fois dans le trou d’eau de quatre pieds sur huit pieds.

En 2015, 95 personnes s’étaient prêtées au jeu en se jetant dans une eau à -5°C. C’était d’ailleurs le record pour le nombre de participants à l’événement.

«Habituellement, il y a beaucoup plus de gens qui viennent, mais la température n’était pas de notre bord aujourd’hui», a souligné M. Comeau.

Il a spécifié que l’événement est bien encadré. La cage en bois, mise dans l’eau pour protéger les participants, est inspectée chaque année pour s’assurer qu’elle soit en règle.

Environ 75 curieux étaient massés sur les lieux pour assister à cette trempette annuelle.

Pour les intéressés, le comité est à la recherche d’un petit coup de main pour la prochaine année. L’organisateur habite maintenant Dieppe et il a mentionné qu’il faudra un jour ou l’autre passer le flambeau.

Cette tradition du temps des Fêtes ne se limite pas uniquement à Tracadie. Plusieurs villes du Canada, comme Halifax, Toronto, Vancouver et Charlottetown, invitent la population à faire de même pour amorcer la nouvelle année.

L’événement est gratuit et, dans plusieurs cas, a pour objectif de récolter des dons pour une œuvre de charité.