Fermeture temporaire de l’unité de soins palliatifs de Campbellton

Faute de personnel, l’unité de soins palliatifs de l’Hôpital régional de Campbellton a fermé ses portes la semaine dernière. La situation devrait perdurer jusqu’au 15 janvier.

Décidément, le manque de personnel infirmier commence à se faire ressentir durement dans les hôpitaux de la province.

Après le département d’obstétrique de l’Hôpital régional de Bathurst – fermé maintenant depuis plusieurs semaines –, c’est au tour de celui des soins palliatifs de sa consœur de Campbellton de fermer boutique. Certes, les conséquences ne sont pas les mêmes, mais la situation demeure néanmoins un inconvénient pour les familles de la région.

«Nous avons eu des absences imprévues la semaine dernière au sein de notre personnel. À ce moment-là, nous n’avions plus les effectifs nécessaires – ni aucun remplacement possible – pour assurer le service. Dans l’état de nos ressources, nous ne pouvions donc plus maintenir l’unité ouverte», explique Johanne Roy, vice-présidente des services cliniques au Réseau de santé Vitalité.

Selon elle, l’unité des soins palliatifs de l’hôpital de Campbellton est relativement petite: seulement sept lits. C’est donc dire que l’équipe infirmière qui y travaille est également petite.

«Cela ne prend ainsi pas beaucoup d’absents pour engendrer une problé­matique», dit Mme Roy.

En attendant la réouverture de l’unité de soins palliatifs, les patients ont été déplacés sur d’autres planchers où les ressources humaines sont suffi­santes.

«Ils seront aussi bien traités qu’aux soins palliatifs. Le personnel infirmier des autres unités est très compétent et a reçu une formation de base pour ce genre de situation et faire en sorte que les patients ne manquent de rien», ajoute Mme Roy.

Un stress supplémentaire

Au beau milieu de la haute saison de la grippe, cette situation ne risque-t-elle pas de jeter un stress supplémentaire sur les autres unités?

«Avec la période des Fêtes qui vient de se terminer, il est vrai que les gens ont eu amplement l’occasion de se serrer les mains et de se contaminer. On est donc passablement occupé à l’hôpital de Campbellton, y compris au niveau des lits, nous n’en avons pas beaucoup en trop à fermer. Cela dit, l’unité de soins palliatifs n’était pas toujours utilisée à pleine capacité en tout temps avec des personnes en fin de vie. Mais on s’entend que fermer l’unité est une solution de dernier recours, et heureusement, ce sera réglé à très court terme», souligne la gestionnaire.

Selon elle, cette situation met au passage en lumière les problèmes de recrutement de personnel dans le nord de la province.

«Le recrutement dans le Nord est difficile, particulièrement au Restigouche, région très touchée. Quand il y a de nombreuses absences ou des vacances, c’est souvent les petites unités qui écopent malheureusement», note-t-elle.

Ce n’est pas la première fois que l’unité de soins palliatifs de l’Hôpital de Campbellton ferme ses portes temporairement.

En manque de personnel, celle-ci avait fermé durant l’été 2017.