67 décès sur les routes du N.-B. en 2018

Soixante-sept personnes ont perdu la vie dans des collisions mortelles sur les routes du Nouveau-Brunswick, patrouillées par la GRC, en 2018. Il s’agit d’un accident mortel de plus qu’en 2017 et de 11 de plus que la moyenne des cinq années précédentes.

Le nombre de décès sur les routes impliquant la conduite en état d’ébriété et le non-port de la ceinture de sécurité est à la hausse depuis quelques années.

En 2017, 22 personnes sont décédées dans des collisions où la présence d’alcool ou de drogue a été confirmée. Les cinq années précédentes, la moyenne était de seulement 13 décès.

Le nombre de personnes décédées qui ne portaient pas la ceinture était de 15 en 2017, puis de 20 en 2016. De 2012 à 2015, la moyenne était 12.

Dans son bilan annuel de 2015, alors que 15 personnes étaient mortes dans des collisions impliquant la drogue ou l’alcool et que 22 personnes qui ne portaient pas leur ceinture de sécurité avaient trouvé la mort, la GRC avait qualifié les chiffres de «complètement inacceptables».

De nombreuses campagnes de sensibilisation entourant les risques de l’alcool au volant et le non-port de la ceinture de sécurité ont eu lieu au cours des dernières décennies.

Julia Kent, directrice des relations publiques et gouvernementales de l’Association canadienne des automobilistes (CAA), assure qu’elles ont porté des fruits: le nombre de décès associés à ces deux facteurs a beaucoup diminué au cours des 20 dernières années.

Un travail important s’impose cependant en ce qui concerne le cannabis au volant.

«C’est socialement inacceptable de conduire sous l’influence de l’alcool, mais nous n’avons pas atteint le même niveau avec le cannabis. Nous devons nous rendre là.»

Distractions au volant, la plus grande crainte

La plus grande inquiétude des conducteurs, selon Mme Kent, est celle des personnes distraites au volant. Un sondage CAA a permis de dévoiler le fait que les Canadiens ont plus de craintes sur ce front qu’ils en ont sur de la vitesse excessive ou la conduite en état d’ébriété.

«C’est le premier problème sur la route, et non seulement à cause des textos. Les systèmes de navigation modernes peuvent être une grande distraction. Ils font des choses très impressionnantes et modernes, mais ils peuvent aussi être très engageants», mentionne Mme Kent.

La GRC ne publie pas le nombre de collisions mortelles impliquant des conducteurs distraits au volant. Elle rend cependant public le nombre d’infractions globales. Ils ont atteint 645, en 2016, et ont atteint 686, en 2017.

L’autonomisation des voitures à la rescousse

De plus en plus de fabricants offrent des fonctions intelligentes dans leurs véhicules. Les systèmes d’aide au freinage, les systèmes de maintien de trajectoire, ainsi que les alertes de détection de piétons, de fatigue ou de véhicules présents dans les angles morts pourraient aider à diminuer le nombre de collisions routières.

«Le phénomène des voitures autonomes arrivera seulement pleinement dans quelques années, mais il a le potentiel d’avoir un réel impact sur le nombre de mortalités.»

«Dans ma voiture, par exemple, une grosse lumière rouge clignote et ma pédale de frein vibre quand il y a un risque soudain de collision. Nous voyons déjà le début des voitures autonomes», explique Julia Kent.

Les données de 2018 sur l’alcool et les drogues au volant, ainsi que sur le non-port de la ceinture, ne sont pas encore disponible, selon la porte-parole de la GRC au Nouveau-Brunswick, Jullie Rogers-Marsh. Elles sont habituellement publiées dans le cadre du bilan annuel de la GRC, en été.

D’autres facteurs qui ne sont pas comptabilisés dans les rapports de la GRC, comme les collisions avec les orignaux ou les mauvaises conditions routières en hiver, sont probablement responsables d’un certain nombre de décès sur les routes, selon Mme Kent. Les 67 décès sur les routes en 2018 ont eu lieu dans 60 collisions mortelles uniques.