Coups de feu à Dieppe: plusieurs questions sans réponse

Quatre jours après l’incident survenu samedi aux abords de l’aéroport de Dieppe, plusieurs questions restent sans réponse. La police refuse pour le moment de faire toute la lumière sur les événements qui ont amené un membre de la GRC à faire feu sur une jeune femme.

Certains éléments entourant l’altercation survenue samedi après-midi sur le boulevard Adélard-Savoie à Dieppe restent flous.

La propriétaire du véhicule était-elle ou non en possession d’une arme à feu et a-t-elle ou non tiré en direction des premiers répondants?

Jusqu’à présent, la GRC a indiqué qu’une Néo-Écossaise âgée de 25 ans est toujours soignée à l’hôpital après avoir été blessée lors de son arrestation.

On ignore la nature des blessures, mais les autorités disent ne pas craindre pour sa vie.

La police confirme également qu’un membre de la GRC a fait feu sur la jeune femme.

Un premier communiqué publié samedi par la force policière évoquait l’arrestation d’une femme «qui avait fait feu en direction de premiers intervenants», des pompiers, des ambulanciers paramédicaux et des policiers venus répondre à une sortie de route.

Dans un second communiqué publié dimanche, la GRC ne fait plus mention de coups de feu tirés par la conductrice.

On apprend cette fois que «l’occupante du véhicule a agi de façon menaçante envers les premiers intervenants s’étant rendus sur les lieux».

Dans une entrevue accordée à la CBC lundi, la caporale Jullie Rogers-Marsh, agente de relation avec les médias, affirme qu’une arme a été utilisée.

Contacté lundi et mardi par l’Acadie Nouvelle, le service des communications de la force policière n’a pas donné suite à nos demandes d’entrevues.

«L’incident survenu à Dieppe est toujours sous enquête. Il n’y a eu aucun changement depuis le communiqué de presse de dimanche», écrit dans un courriel la caporale Jullie Rogers-Marsh.

Elle ajoute qu’aucune accusation n’a été déposée.

La direction du service d’incendie de Dieppe qui a également répondu à l’appel refuse de s’adresser aux médias.

«Comme l’incident fait l’objet d’une enquête, aucun commentaire ne sera fait par la municipalité ou le service d’incendie», a fait savoir Annie Duguay, porte-parole de la Ville de Dieppe.

L’Équipe d’intervention en cas d’incident grave de la Nouvelle-Écosse a été chargée de mener une enquête indépendante sur les agissements des policiers au cours de l’incident. Cette «police des polices» enquête sur les incidents à l’origine de blessures ou de décès dans lesquels les forces de l’ordre sont impliquées.