L’appel à l’aide d’une famille de Pokesudie

La tempête de neige qui a sévi dans la nuit du mercredi à jeudi a causé plusieurs inconvénients aux résidants de la Péninsule acadienne. Des routes, dont le chemin Saint-Paul à Bas-Caraquet, ont été fermées à la circulation. Dans ce chaos, une famille de Pokesudie, située à quelques kilomètres de là, a été particulièrement éprouvée, alors que sa maison a été la proie des flammes en raison d’un court-circuit électrique.

Ce soir-là, Stéphanie Lanteigne s’est endormie dans la chambre de la fille de son conjoint, Alvain Robichaud, à l’arrière de la maison, en écoutant paisiblement la télévision. Assoupi dans la chambre principale, à l’avant de la maison, Alvain Robichaud est allé la rejoindre un peu plus tard pour le reste de la nuit.

Sans le savoir, leur décision de ne pas coucher dans la chambre principale et le fait que l’adolescente a passé la nuit chez ses grands-parents leur a peut-être sauvé la vie.

À 3h45 du matin, les alarmes d’incendie se déclenchent et le chien, Lucky, se met à aboyer.

«Tout de suite, j’ai senti la fumée. Je me suis dirigée dans la cuisine et les fenêtres étaient noires, remplies de suie. La chambre principale, à l’avant, était complètement enflammée», explique Mme Lanteigne, encore sonnée par les événements de l’avant-veille.

Elle a appelé les pompiers sur-le-champ. Malgré le mauvais temps, il leur a fallu une vingtaine de minutes pour se rendre sur les lieux de l’incendie, selon Mme Lanteigne.

Ce que confirme l’aide-chef pompier de la brigade de Bas-Caraquet-Caraquet, Alvin Gionet. Il précise qu’une vingtaine de pompiers ont combattu les flammes. «Il a fallu une bonne trentaine de minutes pour maîtriser l’incendie.»

Le feu aurait pris naissance dans le panneau électrique.

Lourds dégâts

Vendredi matin, Alvain Robichaud en était encore à retirer des débris dans la chambre à coucher. Les dégâts sont majeurs dans cette pièce et le circuit électrique de la maison est en piteux état. Il faudra nettoyer le salon, enlever l’eau au deuxième étage et faire disparaître l’odeur de fumée. Tout ça en étant privé d’électricité pendant la période la plus froide de l’année.

Heureusement, personne n’a été blessé et la partie arrière de la maison – récemment restaurée- n’a pas été touchée. «On a rénové la cuisine et la chambre de ma fille. Au moins, ces parties-là ont été épargnées», précise M. Robichaud.

Quoi faire?

Dans l’incendie, la famille a perdu plusieurs articles importants: du linge, le sofa, le lit, le matelas, la télévision. Tout est maintenant dehors, prêt à être mis aux vidanges.

La Croix-Rouge leur offre une aide d’urgence pour les trois premiers jours. Ils peuvent dormir à l’hôtel le temps de trouver une alternative.

«Nous allons leur donner de la nourriture, de nouveaux vêtements et une place où dormir. On donne un coup de pouce à court terme le temps que la famille puisse se réorganiser», a indiqué Gilles Thériault, bénévole pour la Croix-Rouge dans la Péninsule acadienne.

Cependant, la semaine prochaine, la famille se retrouvera dans une impasse.

Remplacer le panneau électrique coûtera excessivement cher, en plus des services d’un électricien certifié, se désole Alvain Robichaud, un travailleur d’usine.

Sans assurances, la famille devra trouver un moyen de se débrouiller. «On demande l’aide de la communauté dans cette épreuve. Quelques personnes nous ont déjà aidés», explique M. Robichaud, désemparé par la situation.