Mise à pied par Cannabis NB: «J’ai pleuré toute la journée»

Une employée occasionnelle chez Cannabis NB est «sous le choc» après avoir appris au téléphone qu’elle avait perdu son gagne-pain.

Celle que nous appellerons Louise a accepté de se confier au journal à condition que l’on ne publie pas son véritable nom et la localité dans laquelle elle travaillait.

L’employée occasionnelle a reçu un appel de son superviseur mercredi matin pour lui dire de ne pas se présenter au travail.

«On nous a dit que ça avait été décidé plus haut et que ce n’était pas eux qui avaient décidé. On m’a annoncé ça et j’étais tellement dans un état de choc qu’on me parlait et je ne me souviens plus de certains détails», raconte-t-elle.

Louise ne sait pas pourquoi elle et ses collègues ont été choisis pour être mis à pied et s’ils auront droit à une compensation financière.

«Nous n’avons pas eu d’explications. Ç’a été décidé et c’est ça que c’est. Tout le monde était égal (en ancienneté). Nous avons tous commencé ensemble.»

Celle qui travaillait entre 15 heures et 20 heures par semaine depuis l’ouverture des magasins en octobre se retrouve sans revenus et sans possibilité d’obtenir l’assurance-emploi.

«Ce qui m’enrage le plus, c’est qu’ils ont renvoyé tout le monde comme ça du jour au lendemain et la plupart n’ont même pas suffisamment d’heures pour se qualifier pour l’assurance-emploi.»

«Tu te retrouves du jour au lendemain sans travail, mais tu dois encore payer tes choses. C’est comme pas mal stressant sur le coup. Mercredi, je ne mentirai pas, j’ai pleuré toute la journée.»

«La plupart des gens ont des enfants et des paiements de maison», dit-elle.

Puisqu’elle n’aura pas droit à l’assurance-emploi, Louise ne pourra pas non plus attendre que Cannabis NB la rappelle si jamais le besoin en main-d’oeuvre se faisait sentir.

«Je n’ai pas le choix de me chercher un autre emploi parce que je ne peux même pas appliquer pour l’assurance-emploi avec les heures que j’ai. Et c’est comme ça pour la plupart des gens qu’ils ont congédiés.»

«Je ne regrette pas d’avoir travaillé là, mais si j’avais su que ça allait finir comme ça, c’est sûr et certain que je n’aurai pas postulé.»