Un groupe de soutien pour les proches des victimes de troubles alimentaires

Les proches de personnes aux prises avec des troubles alimentaires auront droit à un groupe de soutien dans le Grand Moncton. Une des meneuses du projet affirme que ces individus jouent un rôle important dans le traitement des conditions comme l’anorexie, la boulimie et l’hyperphagie.

YWCA Moncton, point de référence pour les troubles alimentaires dans le Sud-Est, reçoit «régulièrement des appels» téléphoniques de personnes atteintes de troubles alimentaires et leurs proches.

S’il existe des services pour les victimes, il y a un certain vide au niveau du soutien offert aux membres de leur famille et amis.

Deux bénévoles, une diététiste professionnelle et une étudiante en consultation psychologique, animeront une série de sessions pour ces individus. Les rencontres, prévues du 22 janvier au 26 février, auront comme objectif de briser les mythes entourant les troubles alimentaires, en plus d’offrir des outils aux participants afin qu’ils puissent mieux aborder leurs proches.

Jennyfer Bezeau, diététiste professionnelle, explique qu’elle et sa collègue offriront des exemples concrets dont les participants pourront appliquer à leur quotidien.
«On peut éviter, par exemple, de parler de diète ou de poids. Parfois, nous voulons être gentils et nos intentions sont bonnes en disant “tu regardes bien, tu dois avoir perdu du poids”. Pour une victime de troubles alimentaires, ça peut avoir l’effet de renforcer la maladie en donnant de l’importance au poids.»

Chaque session se terminera avec des discussions ouvertes où les participants pourront partager leurs expériences et poser des questions à Mme Bezeau et sa collègue, Justine Rickard.

De 950 à 3800 anorexiques au N.-B.

L’anorexie mentale touche 0,3% à 1% des femmes au Canada, selon Statistique Canada. Au Nouveau-Brunswick, cela représente 950 à 3800 personnes. L’anorexie est un trouble mental caractérisé par «le refus de maintenir un poids corporel normal, une peur intense de devenir obèse qui ne diminue pas malgré la perte de poids, une déformation de l’image corporelle donnant lieu au sentiment d’être obèse».

L’agence estime que 1% à 3% des Canadiennes ont un trouble de boulimie. Les personnes aux prises avec la boulimie suivent un cycle dans lequel elles mangent excessivement avant d’essayer de compenser en se vidant des aliments consommés. La phase de «purge» peut inclure le vomissement ou la prise de laxatifs, ainsi que le jeûne ou l’exercice physique excessif. Le Nouveau-Brunswick compterait entre 4000 et 11 500 personnes atteintes de boulimie.

Dans les deux cas, les femmes sont dix fois plus susceptibles d’être victimes du trouble que les hommes.
Plus de renseignements sur l’initiative sont disponibles sur la page Facebook de l’événement, intitulée «6 Weeks Eating Disorder Support Group – For Loved Ones». On peut aussi envoyer un courriel à Mme Bezeau (jennyfer.bezeau@gmail.com) ou à Mme Rickard (justine.rickard@gmail.com).

Des lignes téléphoniques existent au Canada pour les personnes aux prises avec des troubles alimentaires. Ils incluent la ligne d’écoute de Boulimie et Anorexie Québec (1 800 630-0907) ainsi que le centre d’information National Eating Disorder Information Centre (1-866-633-4220).