Un nouveau café ouvrira ses portes à Bathurst

Pour Vinicius Tomé et son épouse, Sarah Nivea, le café est bien plus qu’un breuvage qu’ils aiment siroter en se levant le matin. Pour le couple originaire du Brésil, la préparation du café est un art.

Vinicius Tomé et Sarah Nivea comptent bientôt partager leur savoir avec le reste de la population. En s’alliant avec Katherine Lanteigne et Michael Petrovici, deux entrepreneurs de la région Chaleur, M. Tomé deviendra copropriétaire et gérant du nouveau café Kaffeine Espresso Bar, qui doit ouvrir au cours des prochaines semaines au centre-ville de Bathurst. Sarah Nivea y travaillera comme barista.

Jusqu’à 10 nouveaux emplois à temps plein et à temps partiel pourraient être créés.

L’histoire du couple brésilien est plutôt atypique. Alors qu’ils menaient tous les deux une carrière en ingénierie, ils ont décidé de suivre une formation de barista professionnelle avec Isabela Raposeiras, une pionnière dans le domaine du café spécialisé au Brésil.

«Quand nous avions suivi cette formation, c’était pour changer de domaine. Nous voulions délaisser l’ingénierie et commencer une nouvelle vie», raconte Vinicius Tomé.

L’occasion que le couple attendait est arrivée par téléphone en décembre 2017, alors que Vinicius terminait une maîtrise en ingénierie mécanique dans une université à Terre-Neuve.

«C’est une drôle d’histoire. Michael Petrovici nous a contactés parce que nous avions un ami en commun. Il voulait que nous ouvrions un café spécialisé à Bathurst. Il savait que nous avions de l’expérience dans le domaine du café», raconte l’homme âgé de 35 ans.

Michael Petrovici, originaire de la Roumanie, est copropriétaire de la brasserie Au Bootlegger, au centre-ville de Bathurst.

L’entrepreneur souhaitait ouvrir un café dans sa ville d’adoption. Il cherchait les personnes idéales avec le savoir-faire nécessaire pour réaliser le projet.

«Je pense que c’est un rêve que nous tenait tous à coeur. Ils ont la passion et ils ont toujours voulu avoir leur propre café.»

La revitalisation du centre-ville se poursuit

Chris Daigle, coordonnateur de la Corporation de la revitalisation du centre-ville de Bathurst, estime que les efforts entrepris il y a quelques années commencent à produire des résultats.

En se référant aux critères établis par Roger Brooks, un consultant en tourisme et fondateur de l’organisme Destination Development Association. Selon lui, pour qu’une ville devienne une destination, elle doit compter 10 détaillants spécialisés, 10 restaurants ou cafés et 10 endroits ouverts après 18 h.

«Il y a trois ans, ça nous paraissait comme un très grand but à atteindre et on se demandait si on allait même y arriver», dit Chris Daigle.

Aujourd’hui, le centre-ville compte 18 commerces et neuf endroits où manger. Huit d’entre eux sont ouverts après 18 h.

«Il y a 35% de plus d’entreprises dans le centre-ville par rapport à il y a trois ans.»

M. Daigle estime qu’il existe un effet boule de neige qui accélère le développement.

«Par exemple, il y a le Bootlegger et une autre brasserie qui sont ouverts après 18 h. Ils ont permis de créer un peu de trafic le soir. À partir de là, on constate une bonne croissance chez les autres entreprises qui veulent ouvrir dans le centre-ville.»

«Ce sont les jeunes qui ouvrent des entreprises au centre-ville. Nous les soutenons, mais c’est beau à voir.»