Nouvelles directives du ministre de la Santé: «On n’a pas eu de détails là-dessus»

Le syndicat représentant les travailleurs paramédicaux de la province déplore ne pas avoir été consulté dans l’élaboration des nouvelles directives du ministre de la Santé concernant Ambulance NB.

Dans une lettre adressée au président-directeur général du service ambulancier, Richard Losier, le ministre Ted Flemming établit cinq directives pour que le système d’intervention d’urgence soit efficace, tout en respectant la Loi sur langues officielles.

Dans sa missive, le ministre affirme que 40 des 60 postes vacants désignés bilingues seront pourvus d’ici mars.

Il y demande aussi de «cesser la pratique de pourvoir des postes par l’embauche temporaire de travailleurs paramédicaux unilingues en l’absence de candidats bilingues».

Il réclame la création de nouveaux postes permanents au sein d’une équipe flottante, afin d’offrir des postes à temps plein à tous les travailleurs paramédicaux unilingues qui occupent actuellement des postes temporaires.

Ces travailleurs, qui sont assignés à des postes désignés bilingues, devront être réaffecté à un autre poste à proximité lorsqu’il qu’un candidat bilingue est choisi.

Tout ça, le vice-président de la section locale 4848, Steve Hébert, ne sait pas encore comment ça va fonctionner.

«On n’a pas eu de détails là-dessus. Zéro! Personne ne sait ce que ça veut dire. C’est ouvert à l’interprétation», a-t-il confié à l’Acadie Nouvelle.

Un emploi permanent pour les travailleurs paramédicaux unilingues est cependant une bonne nouvelle, selon M. Hébert. Son syndicat se bat depuis longtemps pour ça.

«Il y a un point positif qui ressort, c’est l’employabilité permanente à long terme. Par contre, personne ne sait comment ce sera fait. On ne peut pas dire si ce sera une bonne affaire ou non», a-t-il expliqué.

Chez Ambulance NB, il y a des travailleurs unilingues anglophones et des travailleurs unilingues francophones, rappelle le syndicat.

Il faudrait plutôt revoir comment les compétences linguistiques sont évaluées, selon M. Hébert, en considérant le jargon utilisé par les travailleurs paramédicaux et non seulement les connaissances générales.

«Moi je travaille sur une ambulance. Ma langue seconde, l’anglais, me permet d’être compétent dans mon travail. Si tu me parles de baleine noire dans le golfe, je ne possède pas l’intérêt ni les connaissances linguistiques.»

Le ministre de la Santé, Ted Flemming, indique justement dans sa lettre que son ministère «entamera immédiatement des discussions» afin d’établir une nouvelle procédure d’évaluation des compétences linguistiques.

Il demande également à Ambulance NB de communiquer avec l’aide d’un répartiteur bilingue «dans la situation exceptionnelle où une équipe unilingue ne serait pas en mesure d’offrir le service dans la langue de choix du patient».