Clair 2019: une rencontre pour voir l’éducation autrement

Le gratin du milieu de l’éducation converge vers le Haut-Madawaska, où se tiendra le colloque Clair 2019.

Près de 350 participants en provenance du Nouveau-Brunswick, du Québec, de l’Ontario et même de la France prendront part à l’événement qui se tiendra du 24 au 26 janvier, au Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska, à Clair.

L’initiative, qui se déroule une fois de plus sous le thème Voir l’éducation autrement, permettra aux visiteurs issus du domaine de l’enseignement d’échanger à propos de divers sujets portant sur l’utilisation des technopédagogies et des pratiques pédagogiques gagnantes en salle de classe.

L’engouement pour le colloque ne semble pas vouloir s’estomper, a indiqué Roberto Gauvin, l’un des organisateurs de Clair 2019.

«C’est du jamais vu! Sans aucun budget publicitaire et en utilisant uniquement le réseau social Twitter, toutes les places de participants ont été comblées en l’espace de seulement six heures.»

«Ces participants sont des gens qui ont un véritable impact dans le domaine de l’éducation, une masse de personnes qui veulent que les choses changent et qui vont laisser des traces après le colloque», affirme le spécialiste de l’éducation et entrepreneur d’école.

Outre des visites de l’école et des classes, une table ronde, un forum, une foire pédagogique ainsi que plusieurs conférences seront offertes durant les trois journées d’activités du colloque qui en est déjà à sa 10e année de présentation.

Les organisateurs ne manqueront d’ailleurs pas de faire un clin d’œil à cet anniversaire pendant l’événement.

«En venant à Clair, on reçoit une poussée d’énergie pour continuer le travail», estime Roberto Gauvin.

Les conférenciers du colloque seront Mathieu Lang, Audrey Miller, Maude Lamoureux et Normand Landry, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en éducation aux médias et droits humains.

«Il sera question de revenir à la base et de définir qu’est-ce que l’éducation et ce que ça peut signifier en 2019», explique Mathieu Lang au sujet de la conférence d’ouverture du colloque qu’il livrera jeudi soir: Bâtir l’avenir sur ses meilleures terres: quand la foi en l’éducation peut sauver le monde.

Selon lui, contrairement à une certaine croyance, il est plus que possible pour le domaine de l’éducation de se réinventer, de s’améliorer et d’innover année après année.

«Il y a autant d’innovations pédagogiques qu’il peut y avoir de mise à jour sur un iPhone, sky is the limit pour un enseignant», lance celui qui est professeur au Département d’enseignement au primaire et de psychopédagogie de l’Université de Moncton.

«La définition la plus simple de la pédagogie serait de dire qu’il faut prendre un enfant ou un adulte là où il est et de l’amener ailleurs, en espérant que cet endroit est meilleur», illustre Mathieu Lang.

Ce dernier ne passe pas par quatre chemins lorsqu’il est question d’apporter un brin d’explication quant au titre évocateur de sa conférence.

«Comment vouloir changer le monde autrement que par l’éducation? Les défis en environnement, en justice sociale et en santé sont tous d’ordre culturel et liés à l’éducation. Si on sauve le monde ou que nous sommes dans un monde qui est déjà sauvé, c’est qu’il y aura eu quelque part de l’éducation».