De nouvelles allégations contre l’ancien curé Yvon Arsenault

De nouvelles allégations contre l’ancien curé Yvon Arsenault

L’ancien prêtre Yvon Arsenault fait face à de nouvelles allégations de natures sexuelles. Une nouvelle plainte a été déposée à la Cour du Banc de la Reine à Moncton par un homme de la Colombie-Britannique, le 4 janvier.

Patrick Lacelle

patrick.lacelle@acadienouvelle.com

En février 2017, Yvon Arsenault a été condamné à quatre ans de prison après avoir plaidé coupable à des accusations d’attentat à la pudeur à l’endroit de neuf hommes qui étaient âgés de 9 ans à 17 ans. Les faits se sont produits de 1971 à 1980, dans les communautés de Shediac et de Collette, dans le comté de Kent.

Les faits allégués par la nouvelle poursuite remontent au début des années 1970. La victime présumée – seulement identifiée par les initiales G.J.C. – aurait rencontré M. Arsenault lors d’une messe un dimanche de 1971 ou de 1972 dans la paroisse de Saint-Joseph, à Shediac.

«Arsenault a demandé au plaignant (G.J.C) de rester après la messe pour l’aider à effectuer différentes tâches dans l’église. C’est à ce moment qu’il a développé une relation avec le plaignant», peut-on lire dans l’avis de poursuite dont l’Acadie Nouvelle a obtenu copie.

La victime présumée n’avait que 15 ou 16 ans quand, à au moins deux occasions, l’ancien homme d’Église aurait entre autres exposé son corps nu au plaignant en plus de se masturber et le forcer à lui faire une fellation. Il l’aurait également pénétré.

Le plaignant soutient que ces actions se seraient produites principalement dans le sous-sol de l’église de Shediac.

M. Arsenault aurait utilisé sa position «d’autorité» pour abuser de la confiance de sa présumée victime pour assurer qu’elle ne parle à personne de ses présumées actions.

La poursuite affirme que l’Archidiocèse de Moncton est responsable des actes de M. Arsenault par procuration parce qu’il a négligé de bien évaluer le passé et l’état psychologique de l’ancien prêtre. On reproche également à l’archidiocèse d’avoir été «volontairement aveugle» face aux inconduites sexuelles reprochées à M. Arsenault et à d’autres prêtres.

La présumée victime soutient avoir subi de grandes conséquences physiques et mentale en raison de ses actes reprochés à l’ancien homme d’Église.

«Sa capacité de mener une vie normale s’est éteinte», peut-on lire dans l’avis de poursuite rédigée en anglais.

La présumée victime réclame des dommages et intérêts en raison des traumatismes engendrés pas les actions présumées d’Yvon Arsenault.

G.J.C. est représenté par l’avocat Brian Murphy, de Moncton. Les défendeurs, l’Archidiocèse et Yvon Arsenault, n’ont pas encore déposé leur réponse à cette nouvelle poursuite.