Éducation: les yeux sont rivés sur Clair

Le milieu de l’éducation a les yeux tournés vers le Haut-Madawaska, qui accueille le colloque international en éducation Clair 2019.

Plus de 300 participants sont rassemblés jusqu’à samedi au Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska (CAHM) qui est l’hôte de l’initiative qui se déroule sous le thème de Voir l’éducation autrement.

Ces participants n’ont pas hésité à braver les conditions routières médiocres qui prévalaient jeudi au Nouveau-Brunswick et au Québec afin d’assister à l’événement qui est rapidement devenu un incontournable du domaine de l’éducation.

«Les gens qui sont ici le sont parce qu’ils le veulent, ce n’est pas Dame nature qui allait les arrêter», a affirmé Roberto Gauvin, spécialiste en éducation et ancien directeur du CAHM, alors qu’une foule nombreuse s’entassait à l’école afin d’assister à une cérémonie protocolaire et à la première d’une série de quatre conférences qui se tiennent durant le colloque.

D’autres participants ont préféré rester sagement à la maison et profiter de la webdiffusion qui permet de suivre à distance le déroulement de la rencontre annuelle qui célèbre cette année ses 10 années d’existence.

Le colloque aura aussi envahi la twittosphère, Clair 2019 étant jeudi soir le quatrième sujet ayant suscité le plus de gazouillis sur Twitter au Canada.

C’est à Mathieu Lang qu’est revenu l’honneur de prononcer la conférence d’ouverture de Clair 2019.

Celui-ci a jeté un regard attentif et philosophique sur ce que peut signifier éduquer des enfants.

«L’éducation, c’est un peu de léguer le meilleur de nous-mêmes à nos enfants», a expliqué le philosophe alors qu’il prenait part à une soirée de retrouvailles avec les autres participants du colloque.

Il s’agissait en quelque sorte d’un retour aux sources pour le professeur de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Moncton, sa famille ayant possédé la terre sur laquelle a été érigé le Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska.

Jean-Phillipe Lang, un éducateur de la polyvalente Thomas-Albert de Grand-Sault, n’a pas hésité à prendre part à l’événement en tant que participant, et même comme bénévole.

«Même pour un professeur d’éducation physique comme moi, il y a des choses et des idées à prendre ici et à ramener à l’école».

Claudine Dionne, la directrice du CAHM, souligne que l’événement permet pour plusieurs de retrouver de vieilles connaissances et de faire de nouvelles rencontres.

«Le colloque permet au personnel du milieu de l’enseignement de faire le plein d’énergie durant le blues de l’hiver et d’amasser plein d’idées pour faire autrement», a-t-elle ajouté.

Vendredi, les participants étaient conviés à visiter les classes de l’école et à échanger avec les élèves qui la fréquente.

«C’est notre façon de montrer que l’on a une belle école!», a souligné Audrey Albert, la présidente du conseil des élèves du CAHM.

Depuis 2010, plus de 3000 participants du Canada, des États-Unis et d’Europe ont pris part d’une façon ou d’une autre au colloque annuel qui fait avec son centre d’apprentissage la réputation du Haut-Madawaska.