Jeux de la francophonie: Sherbrooke pourrait remplacer Moncton-Dieppe

Des députés libéraux québécois interpellent le gouvernement caquiste pour qu’il aide Sherbrooke à accueillir les prochains Jeux de la Francophonie, en 2021, malgré le refus du maire de la ville, il y a quelques jours.

Le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, a récemment annoncé qu’il ne souhaitait pas être l’hôte des Jeux, évoquant notamment des enjeux financiers. C’est aussi pour cette raison que le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, a renoncé à accueillir l’événement à Moncton et Dieppe.

Un conseiller municipal de Sherbrooke, Vincent Boutin, a demandé au maire de reconsidérer sa décision et une réunion doit avoir lieu lundi soir, à huis clos, pour discuter de cette question.

M. Boutin croit que le maire aurait dû consulter le conseil municipal avant de prendre sa décision.

En entrevue avec La Presse canadienne, M. Boutin a soutenu qu’il y avait des coûts également à ne pas recevoir les Jeux.

Selon lui, plusieurs infrastructures sportives devraient être rénovées à Sherbrooke, et cet événement serait l’occasion de le faire.

«Pourquoi ne pas se servir des Jeux de la Francophonie pour nous aider à payer ces infrastructures-là?», a-t-il souligné.

Selon M. Boutin, en 2015, lorsque Sherbrooke avait été finaliste pour recevoir les Jeux, elle évaluait les coûts de l’événement à 52 millions $, mais les deux tiers de la facture étaient assumés par les gouvernements fédéral et provincial.

Moins de deux ans avant l’événement, le conseiller municipal reconnaît que les coûts devraient gonfler considérablement, mais selon lui, les gouvernements pourraient également contribuer davantage dans les circonstances.

«Je pense que le fédéral et le provincial sont conscients qu’ils ne peuvent pas se permettre de perdre les Jeux, donc je pense qu’il y a possibilité de négocier avec eux», a-t-il conclu.