Réouverture du service d’obstétrique à Bathurst

Fermé en raison d’un manque de personnel depuis le 22 octobre, le service d’obstétrique est de nouveau offert à l’Hôpital régional de Bathurst depuis lundi matin.

En raison de la fermeture du service, une centaine de femmes de la région Chaleur et de la Péninsule acadienne ont dû accoucher aux hôpitaux de Miramichi et de Campbellton, ce qui a occasionné – pour certaines – des déplacements supplémentaires de plus d’une heure.

Trois femmes enceintes de la Péninsule acadienne, à qui nous avons parlé lundi, se sont dites soulagées d’apprendre que la situation est revenue à la normale.

Cette annonce arrive d’ailleurs à un moment opportun pour une future mère de Lamèque.

Maude Chiasson en est maintenant à 36 semaines de grossesse et le bébé se pointera très bientôt le bout du nez.

Elle est suivie par une gynécologue de Bathurst et devait effectuer le transfert de ses dossiers à Miramichi le 4 février.

La future maman est surtout heureuse de ne pas avoir à parcourir 90 minutes de route afin de se rendre à l’Hôpital régional de Miramichi.

«Je me sens en confiance et à l’aise à l’Hôpital de Bathurst. Cela me rassure de pouvoir continuer mes suivis et accoucher là», explique-t-elle.

Une deuxième future maman, qui désire conserver l’anonymat, est tout aussi apaisée d’apprendre que la clinique d’obstétrique de Bathurst a repris du service. Elle préfère ne pas dévoiler son identité, car sa famille n’est pas encore au courant de la bonne nouvelle.

Cette jeune femme en est encore au tout début de sa grossesse. Elle arrive à 11 semaines et son accouchement est prévu pour le mois d’août.

Elle espère que le problème ne se représentera pas de nouveau.

«Je suis confiante que la solution va fonctionner et que le Réseau de santé Vitalité fait tout son possible», dit-elle.

Pour cette future maman qui habite la région de Caraquet, il y a une bonne différence entre faire une heure de route pour se rendre à Bathurst et une heure trente pour se rendre à Miramichi. Un trente minutes qui peut faire une grande différence en cas de complication.

«C’était stressant et on espérait qu’une solution soit proposée», avoue-t-elle.

Une mère prévoyante

La troisième femme enceinte à qui nous avons parlé, Marie-Christine Jean, avait prévu le coup. En milieu de grossesse, elle avait fait transférer ses dossiers à l’hôpital régional de Miramichi, car elle ne voulait pas prendre le risque que la clinique de Bathurst soit fermée au moment d’accoucher.

Mme Jean habite à Chiasson Office, près de Shippagan. Elle n’avait eu qu’un seul rendez-vous à Bathurst avant de prendre sa décision.

«L’infirmière qui me suivait à Lamèque m’a demandé si je voulais accoucher à Bathurst ou à Miramichi. Je ne voulais pas prendre le risque.»

Celle qui en est maintenant à huit mois de grossesse a appris que la clinique de Bathurst fermait ses portes, peu de temps après avoir appris qu’elle était enceinte. Elle a donc opté pour Miramichi «afin de ne pas jouer avec le feu».

«Aucun incident»

Le responsable des communications pour le Réseau de santé Vitalité, Thomas Lizotte, a indiqué qu’aucun incident n’est survenu durant la fermeture du service d’obstétrique.

Dans un communiqué de presse, le PDG de Vitalité, Gilles Lanteigne, a souligné que le retour en activité du service d’obstétrique est le fruit de nombreuses heures de travail.

«Les équipes en place ont déployé beaucoup d’efforts afin d’être en mesure de rétablir les services d’accouchement à Bathurst, et ce, malgré les différentes embûches rencontrées en cours de route», a-t-il indiqué. ajoutant qu’une réorganisation des services a été entreprise afin d’éviter qu’une situation similaire se reproduise.

M. Lanteigne explique notamment qu’une orientation du personnel infirmier basée sur de la formation polyvalente des compétences sera désormais mise de l’avant.