Paquetville: un cas de scarlatine qui n’en était pas un

Plus de peur que de mal à l’école communautaire Terre-des-Jeunes de Paquetville. Ce qui semblait être au départ un cas de fièvre scarlatine chez un des élèves s’est finalement avéré une infection à l’influenza.

Annie LeBlanc-Levesque, coordonnatrice des relations stratégiques au District scolaire francophone Nord-Est, a fait un rapport de la situation au journal, mercredi matin.

«Lorsque la direction ou un autre employé de l’école soupçonne une maladie infectieuse à l’intérieur de nos écoles, la Santé publique est contactée. À Paquetville, il s’agissait d’un cas d’influenza et non de la fièvre scarlatine. La direction d’école m’a confirmé ce détail» a-t-elle répondu.

Le mercredi 30 janvier, la direction de l’école Terre-des-Jeunes avait publié un message à titre préventif sur sa page Facebook, informant «qu’on nous a signalé un cas de fièvre scarlatine chez un de nos élèves».

La maladie étant très contagieuse, on avait alors avisé les parents de remarquer si leur enfant avait une éruption cutanée très fine, surtout sur le cou, la poitrine, dans les plis de l’aisselle, le coude et l’intérieur de la cuisse. Ce sont parmi les principaux symptômes de la fièvre scarlatine, causée par une infection streptococcique.

Cette maladie est contagieuse de 10 à 21 jours sans traitement antibiotique. Avec traitement antibiotique, l’enfant n’est plus contagieux après 24 heures.

Quoique très rares, on répertorie quelques cas par année de cette maladie. Les enfants âgés de 5 à 10 ans la contractent le plus souvent, mais il peut toutefois arriver que des adolescents ou des adultes l’attrapent.

Cette maladie survient souvent par épidémies dans des collectivités fréquentées par les enfants (écoles, garderies). Elle se développe la plupart du temps par temps froid.

Comme toutes les infections d’origine bactérienne, des règles d’hygiène élémentaires (lavage des mains, éviter des contacts directs avec le malade, désinfecter régulièrement les objets, tousser dans le coude, etc.) sont généralement efficaces.

On peut attraper la scarlatine plus d’une fois. Jusqu’au début du 20e siècle, elle était l’une des maladies les plus redoutées des parents pour leurs jeunes enfants. Il n’était pas rare d’en mourir ou d’en ressortir très affaibli pour le reste de sa vie.