Restigouche: un bureau des procureurs… sans procureur

Depuis quelques semaines, le bureau des procureurs au Restigouche traverse une certaine période d’incertitude.

En l’espace de quelques jours, les deux procureurs de la Couronne ont donné leur démission, laissant le Palais de justice de Campbellton sans permanence de ce côté.

«Comme dans bien d’autres domaines, c’est notre quotidien. Il y a des départs et on se retrouve avec des postes à combler», explique Luc Labonté, sous-procureur général adjoint du Nouveau-Brunswick, confirmant la situation de Campbellton.

«Ce n’est pas quelque chose qui est hors de l’ordinaire, si ce n’est qu’ici, les départs se sont produits pratiquement au même moment et pour des raisons différentes, ce qui laisse le bureau sans procureur. Ça, c’est effectivement plutôt rare», concède toutefois M. Labonté.

Depuis les départs des deux procureurs de la Couronne affectés au bureau de Campbellton, cette juridiction est desservie par des avocats et/ou procureurs de l’extérieur. M. Labonté assure que la région a bien été couverte et que l’absence de permanence n’a pas, jusqu’ici, d’incidences trop négatives, que ce soit sur la charge de travail ou sur les délais de traitements des dossiers.

«C’est certain que ce n’est pas la situation idéale, on ne se le cachera pas. Ceci étant dit, on s’en tire assez bien malgré tout. Si l’absence de procureurs est malencontreuse, elle n’a toutefois pas causé de problématiques insurmontables. Les remplaçants ont travaillé et travaillent toujours fort pour assurer un service adéquat et de qualité durant cette période», indique-t-il, précisant que la situation sera temporaire.

M. Labonté confirme en effet que son bureau a bel et bien l’intention de pourvoir les deux postes vacants dans les délais les plus brefs. Dans les faits, les postes sont ouverts et des entrevues ont même déjà été réalisées.

Et il y a de l’espoir pour un dénouement rapide. M. Labonté confirme qu’un candidat aurait accepté l’un des deux postes vacants.

«On ne peut confirmer de nom ou de date (d’entrée en fonction) à ce moment-ci puisqu’il y a encore des détails à régler, mais un des deux postes disponibles a trouvé preneur», souligne-t-il.

Pour le reste, il estime avoir de bonnes chances de pourvoir l’autre poste vacant sous peu.