Une jeune femme de Moncton a besoin d’un bras bionique

Une jeune femme de Moncton, née sans une partie de son bras gauche, a lancé une campagne de financement pour obtenir un bras bionique. Elle souhaite assumer pleinement le fait qu’elle n’a pas d’avant-bras en achetant une prothèse bebionic, soit une main futuriste semblable à celle de Luke Skywalker ou du Terminator T-800.

Marissa Gorjizadeh tente depuis des années de dissimuler le fait qu’il lui manque une partie du bras gauche en portant une prothèse esthétique de couleur imitant la peau. Depuis quelques mois, cependant, elle n’a plus le goût de faire semblant.

Son changement d’état d’esprit a eu lieu quand elle a découvert la page Instagram d’Angel Giuffrias, une comédienne américaine née – comme elle – avec seulement un bras.

Mme Giuffrias a joué des rôles mineurs dans des films tels The Accountant (Le Comptable) et Hunger Games : La Révolte en portant un bras bionique du fabricant allemand Ottobock.

L’appareil permet à l’utilisateur d’effectuer 14 variantes de poignées de la main grâce à des flexions du bras.

«Quand je l’ai vu, j’en suis tombée amoureuse. C’était tellement différent et unique. Je n’avais jamais vu quelque chose de semblable. Je me suis dit que j’avais besoin de ce bras.»

«Plus j’y pensais, plus je trouvais le style cool. À un moment donné, j’ai décidé que je ne voulais plus faire semblant d’avoir deux bras. Je veux quelque chose que je serai fière de porter.»

La jeune femme âgée de 20 ans a eu l’occasion d’essayer une main bebionic lors d’une visite chez un vendeur de prothèses.

«Le plus bizarre était le bruit. Je pouvais entendre les bruits mécaniques à l’intérieur. C’était fascinant. Mais je me sentais bien. Je me sentais complète en le portant.»

Les coûts des prothèses de Marissa Gorjizadeh ont toujours été couverts par le Programme pour les enfants amputés des Amputés de guerre. Elle explique que l’organisme est prêt à payer l’avant-bras de l’appareil bionique qu’elle souhaite avoir, mais pas la main.

On lui a expliqué que les prothèses aux articulations multiples ne sont pas couvertes par leurs programmes de l’organisme, étant donné que la technologie est très nouvelle.

Elle a donc commencé à économiser afin d’acheter sa main bionique. Elle a aussi lancé une page Gofundme nommée «Help Marissa get a Bionic arm» afin de ramasser les 25 000$ qui lui manquent.

Marissa Gorjizadeh a grandi à Saint-Jean et habite aujourd’hui à Moncton. Elle a l’intention d’entreprendre des études en administration des affaires à Halifax en septembre.

Elle explique qu’elle n’a pas été victime d’intimidation ou d’exclusion en grandissant, quoiqu’elle remarquait parfois qu’on chuchotait à son passage ou qu’on la fixait du regard. Son désir d’avoir un bras bionique provient surtout de l’image qu’elle souhaite projeter d’elle même.

Afin d’illustrer son malaise, elle mentionne sur sa page Gofundme qu’elle a appliqué du maquillage foncé sur sa prothèse lors d’une compétition de culturisme, un sport qu’elle pratique assidûment malgré son handicap. Elle sait maintenant qu’il existe une autre option.

«J’ai fini par réaliser que je suis qui je suis. Je ne veux plus avoir un bras dissimulé. Je ne veux plus faire semblant qu’il n’est pas là.»