C’est la saison des impôts… et des fraudes téléphoniques

L’Agence du revenu du Canada ne demandera jamais de fournir vos informations personnelles par texto ou courriel pour effectuer un remboursement d’impôt. En cette saison des déclarations de revenus, il est important d’être aux aguets puisque les fraudeurs redoublent d’efforts.

Chaque année, selon la GRC, les Canadiens perdent des millions de dollars en raison de fraudes en lien avec l’ Agence du revenu du Canada (ARC).

La Commission des services financiers et des services au consommateur du Nouveau-Brunswick (FCNB) a entre autres la responsabilité d’éduquer la population en matière de fraude. La directrice éducation et communication de l’organisme, Marissa Sollows, rappelle que l’ARC a un protocole de communication bien précis.

«Ils ont normalement des canaux formels de communication qu’ils utilisent pour vous contacter», dit-elle.

L’ARC n’utilise jamais les messages textes et encore moins les services comme Facebook Messenger ou WhatsApp pour communiquer avec les contribuables. L’agence enverra parfois des courriels, mais ne demandera jamais des informations personnelles en utilisant cette méthode.

Ces jours-ci, selon le Better Business Bureau, les arnaqueurs utilisent le téléphone. Le fraudeur tentera de vous faire croire que vous devez de l’argent à l’ARC et vous forcer à payer sans quoi la police débarquera chez vous.

«Les fraudeurs essaieront aussi d’utiliser la peur pour tenter, comme ils le font en essayant de se faire passer pour l’ARC, de vous faire chanter. Ils vous diront que vous pourriez être arrêté si vous ne payez pas ce que vous devez à l’ARC. Ils vont essayer de vous faire peur pour que vous agissiez rapidement sans penser», a ajouté Mme Sollows de la FCNB.

Encore là, l’ARC n’exigerait jamais que vous lui fassiez immédiatement un paiement par virement Interac ou par une autre méthode peu conventionnelle. L’agence n’utiliserait jamais non plus un langage menaçant.

«Si on vous demande de payer en utilisant des méthodes inhabituelles ou bizarres que ce soit une carte iTunes, Google Play ou n’importe quelle autre carte prépayée – il y a même eu des cas où des fraudeurs ont demandé de payer en Bitcoin – ce n’est pas vrai. L’ARC n’accepterait jamais ces méthodes de payer», a précisé Mme Sollows.

Les fraudeurs ont réussi à soutirer 1,1 million $ aux Néo-Brunswickois en 2018. La fraude en lien avec l’ARC est l’une des méthodes utilisées, mais les arnaqueurs utilisent une panoplie de méthodes pour voler l’identité d’un citoyen ou lui subtiliser des fonds.

Souvent ils communiqueront avec leur potentielle victime par texto ou par courriel. Une faute dans le message non sollicité peut être un signe qu’il s’agit d’une correspondance frauduleuse.

«Si une personne reçoit un texto ou un courriel, la meilleure chose à faire d’appeler le numéro officiel de l’entreprise ou de l’agence et les contacter directement afin de savoir s’ils ont bien envoyé ce message.»

Si vous pensez avoir été victime d’une fraude concernant l’ARC, il faut le signaler à la GRC ou au Centre antifraude du Canada. Si l’arnaque est en lien avec de la vente directe, de l’assurance ou des affaires bancaires, il faut la signaler à la FCNB.