Andrew Scheer cherche à briser le pouvoir libéral sur le N.-B. et l’Atlantique

Le chef conservateur fédéral, Andrew Scheer, mène une campagne électorale à travers le Nouveau-Brunswick, alors que le parti cherche à faire des gains dans une province et une région où il a été rayé de la carte la dernière fois.

Les libéraux ont remporté les 32 sièges fédéraux du Canada atlantique lors de l’élection de 2015, dont 10 au Nouveau-Brunswick.

M. Scheer tiendra une assemblée publique ce soir à Fredericton, alors que le temps presse pour les élections fédérales de cet automne.

Mardi, il s’adressera à un auditoire de professionnels le matin avant de rencontrer le premier ministre conservateur, Blaine Higgs, et son cabinet. Il tiendra ensuite une séance de réflexion sur les politiques du parti avec des conservateurs de l’Atlantique.

Donald Wright, politologue à l’Université du Nouveau-Brunswick, soutient que le parti devra trouver des candidats locaux convaincants pour s’assurer de ne pas être balayé à nouveau de la région.

M. Wright affirme que la base conservatrice est située dans l’Ouest canadien et que M. Scheer devra renforcer sa visibilité dans l’est du pays.

Il s’attend à ce que les conservateurs ciblent un certain nombre de questions clés, notamment la taxe libérale sur le carbone.

«Ils ne peuvent pas laisser l’Atlantique aux libéraux, a déclaré M. Wright. Très souvent, ces élections nationales se résument à 338 mini-élections.»

La visite du chef conservateur fait suite aux récents arrêts au Nouveau-Brunswick du premier ministre Justin Trudeau et du chef du Parti populaire, Maxime Bernier. La chef verte Elizabeth May sera dans la province plus tard cette semaine.