Vitalité tente de rassurer la population de Campbellton

À la suite de la tourmente dans laquelle le Centre Hospitalier Restigouche est plongé depuis une semaine, le président du Réseau de santé Vitalité s’est déplacé afin de rencontrer le conseil municipal de Campbellton et faire le point sur la situation.

Le président du Réseau de santé Vitalité, Gilles Lanteigne, a fait le voyage jusqu’à Campbellton, lundi soir, afin de s’entretenir avec le conseil municipal. L’objectif de la rencontre, rassurer le conseil et la population quant à la qualité des soins dispensés au CHR, mais aussi faire le point le sort du Centre de santé mentale pour jeunes actuellement en construction à proximité de ce dernier.

«Beaucoup lisent les journaux et les médias sociaux mais n’ont pas pris le temps de lire le rapport de l’ombud dans son entièreté ni lire les messages véhiculés par Vitalité», souligne la Dre Catherine Benoit, médecin-chef de la zone Restigouche, qui accompagnait pour l’occasion M. Lanteigne.

Cette dernière a avoué que l’ambiance au travail, depuis la dernière semaine, était plutôt sombre.

«Les gens sont inquiets, ils ne se reconnaissent pas dans ce rapport et ce qui est véhiculé dans les médias sociaux. Ils n’ont pas à porter le chapeau pour cette situation. Nous avons ici un nombre impressionnant d’excellents professionnels, du personnel dévoué», a ajouté la Dre Benoit.

Comme il l’a fait la semaine dernière, à Fredericton, en réaction au rapport de l’ombud, il a expliqué au conseil les mesures qui ont été prises par le réseau afin de corriger certaines lacunes au fonctionnement du CHR. Il a notamment souligné avoir fait appel à des consultants de l’extérieur de la province.

Il a également fait référence au changement de culture de l’établissement: son passage du mode asilaire à celui de la remise en communauté des patients. Un processus en cours et qui prendra encore un certain temps.

«Tout ce qu’il y a dans le rapport de l’ombud, on le savait. On a pleinement coopéré, on a fourni l’information. Ce que l’on trouve dommage par contre, dans ce rapport – et nous l’avons indiqué à l’ombud –, c’est que toutes les améliorations que nous avons apportées à l’institution au cours des derniers mois, on ne les retrouve pas, puisqu’il est basé sur des données qui datent de quelques années», a souligné M. Lanteigne.

Depuis la publication du rapport, le PDG explique que le réseau a mis des efforts en place afin de permettre aux employés ébranlés par les révélations ou la situation en général d’obtenir du soutien psychologique. Pour ce qui est des problèmes de recrutement de personnel, il a tenu à rectifier le tir. «On a des problèmes de recrutement de personnel au CHR, mais c’est la même chose partout, dans tous nos établissements. Et ce n’est pas plus aigu au CHR qu’ailleurs», a-t-il indiqué.

Au sein du conseil, on avait une question pour l’administration de Vitalité: Est-ce que Campbellton peut s’attendre à un appui de Vitalité face aux nombreuses critiques comme quoi ni le CHR ni le Centre de santé mentale pour jeunes ne devraient se trouver à Campbellton?

«Pour nous, c’est clair, le CHR est ici pour rester. Ce n’est même pas une question que l’on se pose. On a une programmation en place et on est persuadé qu’on peut l’offrir à cet endroit sans problème. Pour ce qui est du Centre de santé mentale pour jeunes, le ministre va certainement se poser la question. Mais pour nous c’est évident qu’avec tout le travail (physique et clinique) effectué jusqu’à présent, c’est ici qu’il doit être», a affirmé M. Lanteigne.