DSF-NE: nouveau DG, mêmes défis

Le District scolaire francophone Nord-Est (DSF-NE) aura un nouveau directeur général à compter de juin.

Le Conseil d’éducation du DSF-NE a confirmé, mardi lors de sa réunion publique mensuelle, que le poste a été confié à Marc Pelletier, actuel directeur de l’école primaire Galion des Appalaches de Campbellton.

M. Pelletier prendra du coup la relève à Pierre Lavoie qui occupait ce poste depuis 2015 et qui annonce par le fait même son départ à la retraite.

Marc Pelletier est loin d’être un nouveau venu dans le portrait scolaire.

Enseignant de formation qui œuvre dans le milieu scolaire depuis 25 ans, il a été directeur adjoint et directeur de quelques établissements scolaires, ainsi que directeur de l’éducation au sein de l’équipe du district scolaire.

Il a notamment été aux commandes de l’école Le Sommet de Moncton lors de son ouverture, un poste qu’il a occupé pendant quatre années. Puis il est revenu au Restigouche en 2017 afin de procéder à l’ouverture d’une autre école flambant neuve, le Galion des Appalaches à Campbellton, un projet sur lequel il avait travaillé pendant plusieurs années.

«Participer à l’ouverture d’une école, c’est quelque chose que bien des directeurs ne vivront pas. Moi, j’ai eu la chance de le faire à deux reprises et je m’en considère très chanceux. Maintenant, c’est une autre forme de défi que j’ai accepté au sein du district et ça risque d’être vraiment intéressant», exprime le futur directeur général.

S’il arrive à la barre du district, M. Pelletier demeure bien conscient qu’il n’est qu’un maillon d’une grande équipe. Il sait également qu’il devra s’attaquer pratiquement aux mêmes défis que son prédécesseur et de celui d’avant. Décroissance scolaire… Écoles vieillissantes… Budgets limités… Il y a en effet des réalités qui ne disparaissent pas avec l’arrivée d’un nouveau décideur, des dossiers chauds qui se transmettent d’une direction à l’autre tel un vieil héritage.

«Plusieurs de ces problèmes sont reliés à l’exode de notre population et, par défaut, au départ de nos jeunes. À un certain moment, c’était une véritable hémorragie, mais ça semble avoir ralenti. Ça demeure néanmoins un défi et je suis persuadé que nous, les écoles, on peut jouer un rôle au niveau de la rétention de la population. Tout commence avec la construction identitaire, à donner le goût aux jeunes de rester dans leur région ou d’y revenir plus tard», indique-t-il.

Selon lui, si l’école a peu d’influence sur les adultes, elle peut certainement contribuer à donner aux jeunes la fierté de leur région, un sentiment d’appartenance fort.

«Sinon, une autre façon d’intervenir consiste à fournir aux jeunes des établissements de haute qualité, leur transmettre la meilleure éducation possible. Ça, je crois qu’on le fait déjà, mais il y a quand même toujours place à amélioration», ajoute M. Pelletier.

À ces (déjà) nombreux enjeux s’ajoute une nouvelle réalité: le recrutement. Car, comme dans tous les autres secteurs d’activités, l’éducation fait aussi face à une pénurie de main-d’œuvre. Celle-ci se fait déjà ressentir à certains niveaux et commence à causer plusieurs maux de tête à la haute direction. On l’a vu au niveau des enseignants suppléants et, encore plus récemment, au sein des chauffeurs d’autobus.

«Et la situation risque d’empirer avec les départs à la retraite anticipés pour les cinq à dix prochaines années. C’est une réalité provinciale, nationale même. On devra donc être très proactif en terme de recrutement afin de pouvoir tirer notre épingle du jeu, mais aussi en terme de rétention de notre personnel en région», souligne M. Pelletier.

Celui-ci entrera officiellement en poste à la direction du DSF-NE au début juin. D’ici là, il effectuera une rentrée progressive à compter du mois prochain, de sorte à assurer une certaine transition avec son prédécesseur.

Pour ce qui est du poste de directeur du Galion des Appalaches, celui-ci sera affiché sous peu. L’école peut néanmoins compter d’ici là sur deux directions adjointes.