«Un centre unique dans la province»

L’heure est aux derniers préparatifs dans les locaux ultramodernes du Centre de médecine de précision à Moncton. Dès le printemps, une centaine de chercheurs profiteront de ses installations de pointe pour faire avancer la lutte contre le cancer et les maladies chroniques.

Entamée en novembre 2016, la construction de l’édifice de quatre étages est désormais terminée aux abords du CHU Dr-Georges-L.-Dumont. L’ouverture est prévue pour mai et les prochaines semaines seront consacrées à l’installation des équipements et des bureaux.

Les chercheurs en sciences biomédicales de l’Université de Moncton y déménageront leurs laboratoires et seront rejoints par le personnel de l’Institut Atlantique de recherche (IARC) sur le Cancer et les équipes de recherche clinique de Vitalité.

«C’est un centre unique dans la province», se réjouit Marc Surette, professeur en sciences biomédicales.

«En regroupant tous ces gens-là ensemble, ça va nous permettre une meilleure collaboration et de mieux faire avancer la recherche. Ce sont des espaces partagés, si on amène un équipement sophistiqué de l’Université de Moncton, les chercheurs de l’IARC y auront aussi accès, et vice-versa. Ça va générer beaucoup d’activités de recherche biomédicale.»

Le bâtiment d’une superficie de 3716 m2 abritera un centre de recherche clinique, une animalerie pour l’essai de nouvelles approches thérapeutiques, une base centrale de données et un centre d’analyse, un incubateur pour les entreprises en démarrage et plusieurs laboratoires de recherche biomédicale.

Le cancer, l’insuffisance cardiaque, le diabète, l’hypertension, l’obésité, l’asthme, l’arthrite ou la maladie d’Alzheimer figureront parmi les pathologies ciblées. L’objectif est d’explorer le concept émergent de la médecine personnalisée, qui consiste à développer des traitements sur mesure selon le profil génétique des patients.

«On veut développer des méthodes pour mieux comprendre des maladies, améliorer le diagnostic et offrir des traitements plus ciblés. C’est la médecine du 21ème siècle», résume Marc Surette, qui étudie plus particulièrement la façon dont les pathologies comme l’asthme ou le cancer affectent le métabolisme des lipides.

L’établissement de ce centre de recherche transdisciplinaire de 24,2 millions $ doit permettre d’attirer des experts dans le domaine des biosciences, mais aussi d’encourager des entreprises du secteur à s’installer à Moncton.

«Actuellement, on a très peu de place pour grandir. Le fait d’avoir plus d’espace et des équipements à la fine pointe, ça va aider l’Université à recruter plus d’étudiants gradués ou de stagiaire postdoctoral. Ça donnera aussi un coup de pouce au CHU qui cherche à recruter des médecins chercheurs et à l’IARC qui veut agrandir son équipe.»

Le centre de médecine de précision est le fruit d’un partenariat entre l’Université de Moncton, le Centre de formation médicale du Nouveau-Brunswick, le Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont, l’Institut atlantique de recherche sur le cancer et le Réseau de santé Vitalité.

Le gouvernement fédéral a contribué au projet à hauteur 10,5 millions $ contre 5,2 millions $ pour la province. Les 8,5 millions $ restants proviennent de dons.