Une place à l’Acadie

Monsieur le premier ministre Justin Trudeau, la Société Nationale de l’Acadie, porte-parole du peuple acadien et formée de ses huit organismes membres, croit que si le Canada reçoit les Jeux de la Francophonie internationale en 2021, une place particulière doit être faite à l’Acadie.

Permettez-nous de signaler les impacts à court, moyen et long termes qui disparaissent avec la décision du gouvernement du Nouveau-Brunswick de se retirer de l’organisation des Jeux et qui ont jusqu’ici été passés sous silence.

Certains organismes internationaux ou groupes importants de la Francophonie mondiale comptaient profiter de la tenue les Jeux 2021 au Nouveau-Brunswick pour tenir chez nous des rencontres et conférences. Tous ces rassemblements sont autant d’occasions manquées pour la province et pour l’Acadie de rayonner sur la scène internationale.

Une manifestation d’envergure telle que les Jeux de la Francophonie internationale permet au pays ou à la province hôte de se mettre en valeur et de tisser des liens qui auront des impacts positifs durables sur des dossiers tels l’immigration, l’avancement des arts et de la culture et le développement du sport amateur. Là encore, l’Acadie perd beaucoup avec l’annulation des Jeux à Moncton et Dieppe.

L’Acadie, par l’entremise des gouvernements du Nouveau-Brunswick et du Canada, a accueilli avec succès le Sommet de la Francophonie en 1999. Cet évènement a changé notre perception de nos forces et de notre rôle sur les scènes canadienne et internationale et a propulsé l’Acadie de l’avant. Il est impératif que l’Acadie puisse à nouveau profiter d’un tel élan positif et rassembleur.

Il n’y a pas que les Acadiens et Acadiennes qui y perdent. Ces manifestations sportives et culturelles sont fédératrices si on s’applique à inclure l’ensemble des communautés qui cohabitent sur un territoire. Rappelons que la participation ne se limite pas à des locuteurs de langue française puisqu’une grande partie des délégations canadiennes et néo-brunswickoises lors des éditions précédentes des Jeux de la Francophonie était issue de la communauté anglophone, comme nous l’ont rappelé les fédérations sportives du Nouveau-Brunswick.

Monsieur le premier ministre, si le Canada choisit de présenter une candidature ou d’appuyer une candidature du Québec, il nous paraît essentiel que cette candidature fasse une place importante à l’Acadie et nous comptons sur votre appui dans ce dossier.

Louise Imbeault, présidente
Société Nationale de l’Acadie