Augmentations salariales et diminution des bénéfices à Dalhousie

La Ville de Dalhousie a annoncé. mardi soir. s’être entendue avec ses vingt employés syndiqués sur les modalités d’un nouveau contrat de travail.

Les deux parties ont rapidement trouvé un terrain d’entente, la convention collective n’étant échue que depuis décembre dernier.

Si les employés désiraient une augmentation salariale, la Ville, elle, cherchait un moyen de réduire ses dépenses. Elle cherchait également une solution au manque de ressources en raison du grand nombre de vacances.

«On a une petite équipe, une vingtaine de personnes. On s’était rendu compte qu’on prenait du retard avec le grand nombre de vacances et de congés, alors on a décidé de revoir ça à la baisse, tout en offrant par contre une hausse salariale intéressante à nos employés. On préfère payer davantage nos employés, mais les avoir à l’ouvrage plutôt qu’en congé», indique le maire, Normand Pelletier.

Selon le nouveau contrat de travail, les employés ayant 25 années de service verront passer de huit à sept leur nombre de semaines de vacances. Le nombre de congés sans solde passera aussi au couperet, soit de sept à cinq.

Les employés avaient également la possibilité d’accumuler 120 heures en heures supplémentaires. La limite sera désormais fixée à 80 heures. Les syndiqués de leur côté verront leur salaire augmenter de 2% par année pour les cinq prochaines années (durée du nouveau contrat de travail).

Au dire du maire, la Ville ne récupérera pas des sommes astronomiques avec cette entente.

«Ça devrait s’équivaloir. C’est toujours un défi d’en arriver à une entente convenable pour tous. On comprend aussi que c’est difficile pour certains employés de renoncer à des bénéfices qu’ils avaient depuis plusieurs années, mais c’est la nouvelle réalité de Dalhousie. On est passé en quelques années d’un budget de fonctionnement de près de 10 millions $ à un de 5,7 millions $. Ça se reflète sur la taille de notre équipe et notre capacité de payer» ajoute M. Pelletier.