Cape Bald Packers reconstruira son usine à Cap-Pelé

Au lendemain de l’incendie qui a rasé son site de transformation du homard, la direction de Cape Bald Packers annonce que de nouvelles installations sortiront de terre.

«On veut reconstruire le plus vite possible», assure la directrice des affaires corporatives, Joanne Losier.

L’usine a été entièrement détruite par les flammes dimanche matin, moins de trois semaines après qu’un autre incendie ait ravagé l’usine de Richibouctou-Village, appartenant elle aussi à Cape Bald Packers.

L’édifice était assuré mais on ignore encore à quel montant s’élèvent les dommages.

La GRC et le bureau du prévôt des incendies poursuivent actuellement leurs enquêtes pour déterminer la cause du sinistre, qui reste encore inconnue. De son côté, la porte-parole indique que les propriétaires n’ont «aucune raison de croire» que l’incendie soit de nature criminelle.

Dès lundi, la direction s’est lancée dans une course contre la montre. L’entreprise, qui transforme du homard, du crabe et des moules congelées, se donne pour objectif de reprendre ses opérations dès le mois de mai et le début de la saison de pêche.

Elle envisage notamment la location d’espaces pour éviter que la saison 2019 soit perdue. Une grande partie des employés travailleront dans les autres locaux de Cape Bald Packers situés sur la rue Acadie à Cap-Pelé.

«Nous ferons en sorte de causer le moins de dérangement possible pour nos partenaires, mentionne Joanne Losier. Nous faisons affaire avec des pêcheurs partout en Atlantique et aux États-Unis qui comptent sur nous pour acheter le homard, et nous avons des clients partout dans le monde.»

La direction organisera des rencontres avec ses équipes cette semaine pour faire le point sur la situation. Au plus fort de la saison, jusqu’à 675 employés travaillent pour Cape Bald Packers. Parmi eux se trouvent 200 travailleurs temporaires originaires du Mexique, de la Jamaïque et des Philippines.

«Nos employés sont bouleversés et tentent de comprendre ce qu’il se passera dans les semaines à venir. On leur répond que le travail reprend en mai, qu’il y a une place pour eux et qu’on a besoin d’eux», note Mme Losier.

Malgré deux coups durs en l’espace de quelques jours, la porte-parole affirme que l’avenir de l’entreprise n’est pas en danger.

«Il n’y a rien qui nous prépare à quelque chose comme ça, reconnaît-elle. Sur le coup, on n’y croit pas, mais on finit par se dire qu’il faut regarder vers l’avant et se retrousser les manches, on n’a pas le choix. On est dans une période pénible mais il va ressortir quelque chose de positif de tout ça.»

La planification nécessaire à la reconstruction de l’usine de Richibouctou-Village est déjà enclenchée, celle-ci pourrait voir le jour dès le mois d’août. «Pour ce qui est de Cap-Pelé, on n’est pas encore rendu à ce niveau de détails», souligne Joanne Losier.