L’Office du tourisme Chaleur passe en deuxième vitesse avec un audacieux plan d’action

Avec entre les mains une baie parmi les plus belles au monde, des plages renommées et des forêts accessibles, l’Office du tourisme Chaleur passe en deuxième vitesse.

L’organisation fondée en 2016 élabore un plan d’action audacieux étalé sur trois ans. Il a été présenté devant les membres de la Commission des services régionaux Chaleur, la semaine dernière.

Cette ébauche est centrée sur le renforcement de la notoriété de la marque Chaleur, l’accroissement de l’appui aux activités actuelles, l’amélioration de l’expérience aux visiteurs à travers des relations émotionnelles, ainsi que la consolidation de la fierté régionale.

Fruit de nombreux efforts collectifs et de rencontres de remue-méninges, ce document vise à augmenter l’attractivité de la région et à améliorer son image en tant que destination touristique, à attirer de nouveaux visiteurs et les garder plus longtemps, en plus d’encourager les expériences authentiques.

Six piliers ont été identifiés. Ce sont la marque, la communication, l’infrastructure, la recherche, le leadership et l’innovation.

La marque comprend des campagnes de promotion, la publication de vidéos et de photos ainsi qu’une présence continue et accrue sur les médias sociaux.

«Basé sur l’étude de l’image de marque Chaleur et ce que notre région peut offrir, nos consommateurs cibles sont les touristes aventuriers, la nature étant le produit phare de la région. Nos principales activités pour le marketing devraient être basées sur ces piliers», indique l’étude.

L’OTC mise notamment sur les sentiers de randonnées pédestres et cyclistes, le Sentier Nepisiguit Mi’gmaq, les Sentiers Verts Chaleur, les plages, les sports nautiques comme le canoë, le kayak, la planche à pagaie et le bateau, la pêche, les sentiers motorisés de vtt et de motoneige.

En communication, on parle d’éducation et de sensibilisation. On établit une meilleure formation des travailleurs de première ligne dans les centres d’information ou dans les lieux touristiques.

Du côté de l’infrastructure, on cherche à bonifier les panneaux, les affiches et les sentiers. Des panneaux d’accueil sont pensés à toutes les entrées routières de la région et on veut désigner l’aéroport de Bathurst comme un arrêt incontournable pour les vols. Sept affiches indiquant les principaux itinéraires seraient aussi installées un peu partout sur le territoire.

On veut aussi soutenir le développement de sentiers verts et motorisés pour offrir un produit complet, en plus d’établir des relations et des rapports avec Sentiers N.-B., la Fédération de motoneige du Nouveau-Brunswick et l’association de VTT du Nouveau-Brunswick.

Le pilier de la recherche touche les statistiques. OTC veut analyser les données recueillies dans les centres d’accueil, la circulation sur ses réseaux des médias sociaux, ainsi que questionner les exploitants, les employés et les visiteurs.

La question du leadership sera traitée à travers des adhésions, des partenariats et des présences à des salons touristiques.

Enfin, l’innovation visera à développer la destination du produit. On parlera d’histoire, d’un planificateur de voyage, du développement de Saveurs Chaleur et de l’analyse des tendances du tourisme. On désire explorer la possibilité de développer différentes stratégies d’expériences authentiques afin d’obtenir une plus grande visibilité et d’attirer plus de visiteurs (stratégie alimentaire/culinaire, culture, tourisme sportif, tourisme durable, etc.).

«Les expériences locales et durables sont ce qui différencie les destinations. Les nouvelles expériences génèrent le matériel qui raconte notre histoire qui en retour, est nécessaire pour un marketing efficace. Nous devons utiliser notre budget de marketing d’une façon efficace. Par conséquent, il est impératif que l’Office de tourisme Chaleur aide la communauté à créer des expériences qui dictent notre histoire», est-il écrit dans la plan d’action.

Dix indicateurs de performance clés seront utilisés pour savoir si le plan fonctionne.

Une ébauche impressionnante

Il faut marcher avant de courir, croit Jean-Guy Grant, maire de Beresford et président de la CSR-Chaleur. Et l’Office du tourisme Chaleur a bien appris à marcher, estime-t-il.

L’élu s’est dit fort impressionné par l’ébauche du plan d’action touristique 2019-2022 de l’OTC. Il y voit un outil essentiel dans le développement d’une priorité majeure de la CSR-Chaleur.

«L’OTC n’en est qu’à sa troisième année et il prend de la vigueur. Il vient de nous présenter un outil de travail très important pour notre région. Nous sommes très satisfaits de la manière dont ça va. Il faut marcher avant de courir et on en voit de beaux résultats», prétend-il.

Le document n’est pas encore à son état final. Il y a encore quelques petites choses à modifier au goût de la CSR-Chaleur, mais le gros du travail est là. M. Grant aime voir que l’organisation va travailler sur le développement du tourisme d’hiver.

«Prenons la motoneige, par exemple. Notre région est renommée pour ses sentiers, mais si nos pistes ne sont pas belles, les adeptes vivront une mauvaise expérience et ne reviendront pas. Nous accueillons des amateurs de la Nouvelle-Écosse et des États-Unis ici en hiver. Il faut ainsi investir dans des surfaceuses pour garder de belles pistes», explique le maire de Beresford, lui-même grand adepte de motoneige.

La région Chaleur se distingue également pour ses plages et ses expériences touristiques en nature, poursuit-il. Ces éléments doivent être mieux mis en valeur par l’industrie locale, habituée «à les avoir dans la face à tous les jours», note-t-il.

«Comme toutes les autres régions, nous voulons garder nos touristes plus qu’une journée chez nous. Ils peuvent aller faire du kayak à Beresford, aller à la pêche au maquereau à Petit-Rocher et faire d’autres activités», énumère M. Grant.