Shippagan et île Lamèque: des lendemains de tempête difficiles pour les résidents

Lendemain de tempête difficile dans le coin de Shippagan et de l’île Lamèque. Pendant que les déneigeurs professionnels s’affairaient à éliminer toute trace de la tempête dans les rues, les résidents, une souffleuse ou une pelle entre les mains, se livraient au même exercice sur leur propriété.

La ville de Shippagan a demandé, jeudi matin, aux résidents d’être encore bien prudents sur les routes après la tempête de lundi et les deux jours de grands vents qui en ont suivi. La municipalité leur demandait de «limiter leurs déplacements pour permettre le bon fonctionnement» de l’opération déneigement.

Dans les rues de Shippagan, en début d’après-midi, et ce, malgré l’avertissement de la ville, la circulation était tout de même dense après ces trois jours de tempête. Les principales artères, comme le boulevard J.D Gauthier et la route 113, étaient bondées de voitures. Les déneigeuses continuaient à déneiger les grandes rues, comme les quartiers résidentiels.

Dans le DSL de la Baie-du-Petit-Pokemouche, non loin de la municipalité de Shippagan, un homme enlevait la neige de sa propriété à l’aide de sa souffleuse et de sa pelle traineau. Le résident, qui souhaitait garder l’anonymat, estime ne pas l’avoir eu facile pendant ce long hiver.

«Avec les plaines de Shippagan juste à côté, nous recevons de forts vents et de grandes quantités de neige se sont accumulées dans notre entrée», explique-t-il, en montrant la montagne de neige à côté de son entrée.

Selon les rapports de la base météorologique de Bas-Caraquet, la région aurait reçu plus de 40 cm de neige lors de la tempête de lundi.

Le mois de février a d’ailleurs été plutôt enneigé pour les résidents de la Péninsule acadienne. Plus de 102 cm de neige sont tombés, comparativement à une moyenne de 59 cm, soit près du double, a expliqué le météorologue, Michel Doiron.

Il ajoute qu’il y avait plus de 142 cm de neige au sol à la fin février, comparativement à 76 cm en moyenne.

Situation très semblable

Lorsque l’Acadie Nouvelle s’est présentée dans la ville de Lamèque, au nord de Shippagan, la situation ressemblait beaucoup à celle constatée à Shippagan.

Sur sa page Facebook, Lamèque a partagé une publication du gouvernement du Nouveau-Brunswick indiquant que le ministère des Transports déblayait actuellement les rues de la municipalité. La route 313 était déblayée, mais plusieurs petits quartiers devaient encore être déneigés.

En continuant un peu plus loin sur la côte de l’île de Lamèque, on retrouve les DSL de Pointe-Canot et de Sainte-Cécile, où les vents étaient encore très forts en milieu d’après-midi, jeudi.

En s’arrêtant au DSL de Petite-Rivière-de-l’île, non loin de l’île de Miscou, la rue du Vieux port de mer était toujours victime des grands vents et plusieurs maisons étaient encore ensevelies sous la neige.

Un des résidents de la municipalité, Luc Landry, a expliqué ne pas l’avoir eu facile durant ce trois jours de tempête.

Il était toujours difficile pour lui d’entrer dans son stationnement ou sur son terrain, et ce, en raison de la neige qui s’y est accumulée au cours des derniers jours. D’autant plus qu’en raison d’un mal à la jambe, l’homme a besoin de l’aide d’un complice afin de traverser le banc de neige.

«J’avais stationné ma voiture pas trop loin de la rue, elle n’est donc pas emprisonnée sous la neige», dit-il, heureux dans sa malchance.
M. Landry s’apprêtait justement à appeler la déneigeuse, ce qui devrait remettre un peu d’ordre sur sa propriété.