La communauté d’affaires attend beaucoup du premier budget progressiste-conservateur

Le budget provincial, attendu le 19 mars, marquera un moment décisif du gouvernement Higgs. Les entreprises espèrent que leurs doléances seront entendues.

Le Conseil économique du Nouveau-Brunswick a publié une série de recommandations à l’approche du dépôt du budget, qui devrait comprendre d’importantes réductions des dépenses publiques.

Le premier ministre Blaine Higgs a annoncé à plusieurs reprises que l’équilibre budgétaire serait atteint dès 2019-2020.

La présidente du CÉNB, Marie Chamberlain, note que cette volonté est bien accueillie dans les rangs de l’organisme.

«Les interrogations demeurent sur les moyens que préconisera le gouvernement pour gérer sa dette», souligne-t-elle.

En effet, les membres souhaitent éviter que l’équilibre budgétaire et la réduction de la dette ne se fassent aux frais des entreprises.

«Rétablir la viabilité des finances publiques sans transférer le fardeau sur les épaules des entreprises de la province est une priorité pour nous», insiste Marie Chamberland.

Pour rappel, la dette nette du Nouveau-Brunswick devrait atteindre 14,1 milliards $ le 31
mars, un montant deux fois plus élevé qu’il y a dix ans.

Le CÉNB appelle aussi le gouvernement Higgs à éviter les coupes draconiennes dans le budget en capital et les investissements en infrastructures, qui pénaliseront le secteur de la construction.

Le regroupement francophone propose également plusieurs mesures visant à s’attaquer au problème du manque de main-d’oeuvre.

Il enjoint la province maintenir ou augmenter les programmes d’aide à l’embauche de jeunes diplômés et des mesures fiscales pour réduire les coûts de recrutement au pays et à l’international.

Il est également question de réintroduire l’apprentissage des métiers dans le curriculum scolaire.

Plusieurs recommandations

Parmi les recommandations, on retrouve, pêle-mêle, la hausse des crédits d’impôt à l’investissement, à la recherche et au développement et à la création d’emploi, une campagne publicitaire pour encourager l’achat local, des aides à l’exportation, la réduction de la paperasse ou encore un soutien accru au secteur des énergies vertes.

«Nos entreprises requièrent un environnement d’affaires propice à l’investissement, des politiques qui favorisent l’attrait et la rétention de la main-d’œuvre au Nouveau-Brunswick, une fiscalité qui permet d’exploiter une entreprise dans la province et des infrastructures de qualité, afin qu’elles puissent développer leur marché, peu importe qu’elles soient localisées en région rurale ou urbaine», résume Marie Chamberland.