Le congé de mars c’est aussi pour les jeunes personnes autistes

Le congé de mars est enfin commencé. Pour une deuxième année consécutive, des activités pour les jeunes ayant un trouble du spectre de l’autisme ont été ajoutées à la programmation du Congé de mars de Caraquet.

Dimanche après-midi, une poignée d’enfants ont participé à un atelier de peinture animé par l’artiste Michelle Smith et mis sur pied par le Centre d’excellence en autisme de la Péninsule acadienne, établi à Shippagan.

Michelle Smith, dont le fils Charles-Olivier est lui-même atteint d’un trouble du spectre de l’autisme, estime que l’art est un bon outil qui favorise le développement des jeunes enfants en général, y compris les jeunes personnes autistes.

«Ça aide avec la dextérité fine. La peinture n’est pas une activité que Charles-Olivier fait à la maison, mais ici ça marche, parce qu’il y a un groupe. Il fait comme les autres. Je trouve que ça permet d’élargir leurs champs d’intérêts. Une des choses qui caractérise les personnes autistes, c’est qu’ils se fixent sur des sujets précis.»

La jeune Claudia Landry, âgée de 5 ans, figurait parmi le groupe de participants. Pour sa mère, Katie Landry, et son beau-père, Philippe Chiasson, ce type d’activité permet de briser l’isolement et de rencontrer d’autres parents qui vivent une situation semblable.

«À ce genre d’activité, tu ne te sens pas seul. Tu sais qu’il va y avoir d’autres parents et que tu pourras parler avec eux. Ça peut aider. Beaucoup de parents se sentent seuls. Ils ne vont pas nécessairement chercher de l’aide.»

Programmation adaptée

Plusieurs autres activités pour les enfants autistes sont au programme cette semaine. Mardi après-midi, de 12h45 à 13h45, les jeunes sont invités à découvrir de nouveaux jeux éducatifs à la Bibliothèque publique Claude-LeBouthillier, à Bas-Caraquet. Peu après, soit de 14h à 15h, les jeunes pourront s’amuser avec des jeux Playmobil au Centre d’information des visiteurs de Caraquet.

Quelques autres activités sont prévues jeudi, vendredi et samedi.

«L’année dernière, il y a eu deux activités adaptées et ç’a très bien marché! Cette année, c’est la deuxième fois et il y a beaucoup plus d’activités pour les jeunes atteint du spectre de l’autisme», explique Liette Lanteigne, directrice générale du Centre d’excellence en autisme de la Péninsule acadienne.

Selon Mme Lanteigne, cette programmation adaptée permet aux parents de créer des liens entre eux et de briser l’isolement.

«Ce n’est pas toujours évident pour eux de sortir. Il peut y avoir des crises. Au départ, plusieurs d’entre eux viennent à nos activités parce que c’est plus calme et que s’il y a une crise, tout le monde a déjà vu ça. Pour les parents, ça leur permet de développer assez de confiance pour participer à d’autres activités, ce qui favorise l’inclusion de l’enfant.»

Le Centre d’excellence en autisme de la Péninsule acadienne organise plusieurs activités au cours de l’année, et ce, afin de permettre aux familles de passer du bon temps ensemble. Par exemple, il y a quelques semaines, une session de yoga pour personnes autistes a eu lieu à Shippagan.

À l’occasion, le groupe prévoit aussi des sorties au cinéma. La projection est adaptée aux besoins des enfants. On élimine les bandes-annonces avant le film et le volume du son est réduit.

«Lorsque les parents y sont allés quelques fois avec leurs enfants, ils peuvent essayer d’y aller en famille par la suite.»

Plusieurs activités du congé de mars auront lieu dans la Péninsule acadienne, cette semaine, à Caraquet et à Tracadie.