Les amateurs de whisky ou les gens prêts à partir de la découverte de cet alcool dont l’origine fait toujours l’objet de controverses ont un nouvel endroit de prédilection à Edmundston.

Le café-bistro le Moonshin’hers, seul whisky-bar de la province situé au nord de Fredericton, a officiellement ouvert ses portes mercredi soir.

Il est situé dans l’immeuble de la rue de l’Église qui abritait autrefois le poste de police d’Edmundston – et où se situent les Brasseurs du Petit-Sault et la boutique Au bout du monde.

Sandy Hébert, Tammy Marchand et Céline Parent, les trois copropriétaires du Moonshin’hers, sont à l’origine de ce premier whisky-bar du nord du N.-B. Précisons que l’espace est loin d’être uniquement consacré au whisky, dont l’histoire remonte à de nombreux siècles.

Le commerce est aussi un endroit où l’on sert des repas et où il est aussi possible de déguster des bières originales.

«Dans tout ce qui est bouffe et alcool, on veut faire connaître et encourager ce qui est local, d’ajouter ces accents locaux dans chaque verre et chaque assiette le plus possible», raconte Sandy Hébert, qui s’apprêtait avec ses partenaires à recevoir les visiteurs lors de l’ouverture officielle du Moonshin’hers, mercredi.

L’endroit ayant été rénové tout récemment, l’ambiance sur place est assez décontractée. Les décorations ont transformé l’endroit en petit musée dédié à la période de la prohibition et à ses héros brayons de l’époque commet Maxime Albert et Albénie J. Violette.

Cela explique peut-être pourquoi les propriétaires ont décidé d’opter pour le surnom des «trois clandestines»…

Pour l’instant, 45 marques de whisky sont offertes au Moonshin’hers, dont certains qui affichent un taux de 50% d’alcool par volume.

«Plusieurs proviennent d’Irlande et d’Écosse, mais aussi de pays comme l’Afrique du Sud, le Japon et bien sûr le Canada. Nous entendons rapidement augmenter ce nombre à 100», a expliqué Céline Parent.

Des produits purement néo-brunswickois sont d’ailleurs offerts, dont l’Appalaches, un whisky au seigle canadien de la Distillerie acadienne Fils du Roy qui a été décoré en 2018 et en 2019 lors de différents concours en Amérique du Nord.

«Je crois que les gens d’ici boivent maintenant un peu moins, mais boivent un peu mieux qu’avant. L’aventure du Moonshin’hers le démontre bien», a souligné Sébastien Roy, de la distillerie de Petit-Paquetville, qui se réjouit de cette ouverture à Edmundston et de l’intérêt grandissant à l’endroit du whisky.

Pas juste une affaire d’hommes

Les connaisseurs – ou les plus aventuriers – pourront être tentés par une dégustation de 3 différents whiskys qui sera proposée par le nouveau bar.

Ce menu «découverte» a été concocté grâce à la précieuse collaboration de Johanne McInnis, réputée dans ce cercle restreint d’amateurs comme étant la plus grande spécialiste de whisky au Nouveau-Brunswick.

«Ce genre d’endroit, c’est quelque chose que les gens du Nord voulaient avoir», affirme celle qui est mieux connue dans le milieu sous le nom de Whisky Lassie.

Rare femme juge au pays et experte dans un domaine typiquement masculin jusqu’à tout récemment, la dame possède une impressionnante collection de 650 bouteilles de whisky.

«Je dirais que les amateurs de whisky sont maintenant composés de 40% de femmes et 60% d’hommes dont l’âge varie entre 25 et 60 ans. Ce n’est plus juste une affaire d’hommes», raconte Johanne McInnis.

La Saint-Jeannoise a également aidé les propriétaires du Moonshin’hers à bâtir leur propre collection et à former le personnel du bar afin qu’il puisse connaître les moindres secrets de cet alcool de grain qui est brassé, fermenté, distillé, puis vieilli avant d’être finalement embouteillé après un minimum de trois années.

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