VTT dans les rues: Bouctouche dit non

Les élus de Bouctouche disent non aux conducteurs de VTT. Ils demandaient la permission de pouvoir circuler sur certaines rues de la municipalité, notamment afin d’utiliser le pont du centre-ville.

Devant une salle comble à l’édifice municipal, le maire et les conseillers de Bouctouche ont tenu un vote sur la demande de la Fédération des VTT du Nouveau-Brunswick, qui souhaitait obtenir la permission de circuler dans certaines rues de la ville en véhicule tout-terrain.

Après des mois de discussions, les élus n’ont pas réussi à dégager un consensus. Deux ont voté pour la proposition, et les deux autres ont voté contre. Le maire, Roland Fougère, a donc brisé l’égalité. Il a voté «non».

M. Fougère explique qu’une réunion publique a eu lieu l’automne dernier afin que les citoyens puissent s’exprimer sur la présence de VTT dans la ville. Si peu d’entre eux se sont opposés sur la place publique, «plusieurs» ont communiqué avec les élus afin de leur faire part de leurs préoccupations en privé.

«Certains ont souligné qu’on a déjà un problème de congestion à l’intersection de l’église, donc ajouter des VTT serait une mauvaise idée. D’autres ont dit qu’ils ont déménagé à Bouctouche pour la beauté du paysage et la tranquillité, puis que les VTT risquent de causer des problèmes. D’autres encore avaient peur qu’on nuise à l’image de Bouctouche, ou qu’il y ait des risques au niveau de la sécurité.»

«En regardant les avantages et les désavantages pour l’avenir de la ville, moi, je voyais plus de désavantages. Cela dit, c’est certain qu’on n’allait jamais satisfaire tout le monde, que le vote soit oui ou non.»

Les conducteurs de VTT souhaitaient avoir accès au pont qui traverse la municipalité de Bouctouche juste en face de l’église Saint-Jean-Baptiste. Cela leur aurait permis de voyager facilement entre les sentiers au nord de la ville et ceux situé au sud. Le pont au centre-ville de Bouctouche et celui de la route 11 sont les deux seules voies qui enjambent la rivière Bouctouche.

Les conducteurs de VTT auraient aussi aimé avoir accès aux restaurants et aux commerces de la ville.

Le maire assure qu’il est toujours ouvert aux discussions. Il invite les conducteurs de VTT à proposer d’autres options.

Encore des questions à Richibucto

Dans la ville voisine de Richibucto, où le conseil municipal a dit oui aux conducteurs de VTT, certaines étapes restent à franchir avant que le feu vert soit donné.

Roger Doiron, maire de la municipalité, explique que son conseil a accepté que les propriétaires de VTT conduisent sur une série de routes très spécifiques. Afin de s’assurer qu’ils restent sur les voies en question, les élus ont voulu instaurer des amendes minimales de 500$ aux contrevenants.

Or, la municipalité a appris qu’elle n’a pas le pouvoir de déterminer le montant des amendes. Cette responsabilité appartient plutôt au gouvernement provincial, qui impose des amendes de 100$.

Selon M. Doiron, la municipalité attend d’avoir des réponses sur le sujet de la part de Fredericton et de la Fédération des VTT du NB, organisme qui pilote le dossier.

D’ici là, la circulation en VTT demeure illégale dans la municipalité.