Inondations: municipalités et assureurs sont prêts

À l’instar du gouvernement du Nouveau-Brunswick qui a lancé, mardi, son programme Surveillance des cours d’eau, les municipalités de la province et les assureurs s’apprêtent également à affronter la prochaine saison des inondations.

L’arrivée du printemps implique pour plusieurs municipalités souvent touchées comme Edmundston, Fredericton, Sussex ou Perth-Andover l’imposition de mesures visant à prévenir et à atténuer les effets des inondations sur les collectivités.

«Il y a une préparation qui se fait, c’est de mise avec la neige au sol et les glaces qu’il y a dans le fleuve Saint-Jean. C’est la température extérieure qu’il fera au cours des prochaines semaines et la pluie qui va tomber qui vont nous guider», a indiqué Jacques Doiron, le coordonnateur aux mesures d’urgence pour la Ville d’Edmundston.

«Le message à nos citoyens est que si vous avez habituellement des problèmes dans votre cave avec la fonte de la neige ou la forte pluie, vous risquez de revivre ça ce printemps!»

Pour la plupart des communautés, cette saison à risque s’étend habituellement entre le milieu du mois d’avril et de mai.

Même si les gouvernements au pays offrent des programmes d’aide financière en cas d’inondations importantes, il va sans dire que cela force les municipalités à multiplier les rencontres préparatoires entre les différentes instances, à affecter le personnel à des tâches spécifiques et à s’assurer que les sacs de sable ainsi que les pompes soient en nombre suffisant.

«Oui ça peut affecter les opérations courantes d’une municipalité, tout comme les citoyens dont les biens ne sont pas toujours assurables», explique Jacques Doiron.

«Les gens et les municipalités sont quand même généralement bien préparés à faire face aux inondations. On se prépare pour le pire tout en souhaitant le meilleur…»

Une facture colossale à assumer pour tous

Les conditions météorologiques extrêmes partout au pays continuent de mettre en évidence les coûts financiers énormes des changements climatiques pour les assureurs, les gouvernements et les contribuables.

En 2018, les dommages assurés attribuables aux événements climatiques au Canada ont atteint 1,9 milliard $, selon Catastrophe Indices and Quantification.

L’organisme, qui fournit des informations analytiques et météorologiques détaillées sur les catastrophes naturelles et causées par l’homme au Canada, estime que les tempêtes et les inondations de janvier ont causé des dommages assurés de plus de 54 millions $ dans l’est du Canada.

Le Bureau d’assurance du Canada (BAC) estime pour sa part  que pour chaque dollar versé en indemnités d’assurance résidentielle et entreprise, les gouvernements canadiens versent 3$ pour réparer les infrastructures publiques endommagées par le mauvais temps.

«Les inondations sont de plus en plus préoccupantes pour les assureurs, c’est une grosse part de l’argent qu’ils versent pour couvrir des sinistres», a expliqué la porte-parole du BAC, Vanessa Barrasa.

«C’est bien important de parler à sa compagnie d’assurances, de voir à réviser, bien comprendre et ajouter des clauses à sa police lorsque c’est nécessaire».