Un léger surplus pour la Coopérative de Caraquet

Pour la première fois depuis plusieurs années, la Coopérative de Caraquet affiche un léger surplus. L’entreprise a terminé l’année financière 2017-2018 avec un excédent de 67 563$.

L’assemblée générale annuelle de la Coopérative de Caraquet a eu lieu mardi soir. Une centaine de personnes y ont assisté.

Le surplus affiché en 2017-2018 a été le premier depuis la fin de l’exercice financier 2012-2013 alors que la Coop a enregistré un déficit de 1 million $. L’année suivante, il s’est élevé à 1,7 million $. Financièrement, les choses ont recommencé à se stabiliser avec le temps, mais l’entreprise se trouvait toujours dans le rouge. En 2016-2017, le déficit a été de 340 000$.

En plus d’une hausse des ventes, qui ont atteint environ 33,5 millions $, soit une augmentation de 4,2%, d’autres facteurs expliquent également le surplus. L’ancienne quincaillerie BMR a notamment été vendue, en 2017, pour 800 000$.

La situation est loin d’être idéale pour autant. En date du 4 novembre 2018, la réserve générale était toujours négative (– 7 039 288$) et les ristournes demeurent gelées.

Malgré tout, la directrice générale, Christine Robichaud, garde le sourire. Les efforts déployés par l’équipe portent leurs fruits, affirme-t-elle.

«On a quand même un bout de chemin à faire, mais je crois qu’on va continuer à s’améliorer. On a mis différents processus en place pour continuer de chercher plus de profits.»

Un réaménagement de l’épicerie fait partie des mesures. L’objectif est d’éliminer les produits qui ne se vendent pas très bien afin de faire place à des nouveautés. En plus d’augmenter les profits, Christine Robichaud estime que ces changements permettront aussi de réduire les pertes.

«Ça va nous permettre d’éliminer beaucoup de produits qui prenaient beaucoup de poussière. Ça cause des pertes. Quand un produit n’est pas vendu après la date d’échéance, il faut s’en débarrasser. C’est beaucoup de travail, mais ça va porter ses fruits au cours de la prochaine année, j’en suis certaine!»

Congés de maladie

Un autre défi plane également sur la Coopérative de Caraquet. Dans son rapport annuel, Christine Robichaud souligne que le nombre de congés de maladie est devenu un véritable défi.

Bien qu’il n’y ait pas de raison précise qui explique le nombre élevé de congés, la directrice générale entend s’attaquer au problème.

«Je veux vraiment essayer de trouver des solutions. C’est un problème auquel font face plusieurs entreprises, ça n’arrive pas seulement à la Coop de Caraquet, mais ça cause du stress aux employés. C’est ce stress que je veux réduire. Ce n’est pas toujours évident pour le moral à la longue.»

Des programmes ont déjà été mis en place pour réduire le stress et les accidents de travail chez les employés. En collaboration avec Travail sécuritaire NB, un programme d’exercices a été mis en place. La Coopérative de Caraquet est d’ailleurs l’une des seules épiceries de la province à avoir instauré une telle initiative.

«Les employés arrivent au travail, ils poinçonnent et, avant de commencer, ils font 5 à 10 minutes de réchauffement. Ça fait vraiment partie de leur journée de travail et, honnêtement, je n’étais pas certaine que ça allait fonctionner, mais les employés aiment ça. Ils s’encouragent entre eux. Il y a même une petite équipe qui fait les exercices ensemble dans la salle à manger.»

Bientôt la fin des sacs en plastique

Les habitués de la Coop devront bientôt s’y habituer. La direction songe sérieusement à abolir les sacs en plastique.

«Je comprends que ça va être difficile pour certains, mais on n’a pas le choix comme communauté de se lever et de montrer l’exemple.»

Mme Robichaud fait partie d’un comité qui comprend des représentants d’autres coopératives alimentaires de la province. À l’Île-du-Prince-Édouard, une loi a récemment été adoptée pour éliminer les sacs en plastique. Mme Robichaud pense que la région pourrait s’en inspirer.

«On veut trouver des pistes de solution. À l’Ïle-du-Prince-Édouard, ils parlent d’utiliser des sacs en papier. C’est peut-être ça la solution. Les sacs en plastique. Il faut arrêter ça.»