Restructuration et suppression de postes à Radio-Canada Acadie

La Société Radio-Canada annonce la suppression plusieurs postes à sa station de Moncton. Pour le personnel, c’est une nouvelle difficile à encaisser.

Selon Michel Nogue, représentant des employés de Moncton au Syndicat des Communications de Radio-Canada, neuf travailleurs ont été informés que leur emploi sera supprimé.

Un chef technicien, un chroniqueur sportif, une adjointe administrative, trois techniciens, un préposé aux archives, une maquilleuse et un superviseur seraient concernés.

«C’est près de 10% du personnel!», s’indigne Michel Nogue. «Ç’a été un coup dur pour tout le monde, on se connaît tous ici. La famille de Radio-Canada est ébranlée aujourd’hui. Ça implique un réaménagement du travail pour ceux qui restent, ça crée beaucoup d’incertitude pour ceux qui perdent leur poste.»

L’équipe a été avertie mercredi matin lors d’une réunion avec la direction. «On nous a expliqué que le monde des communications évolue rapidement et que, pour s’adapter à cette nouvelle réalité, Radio-Canada a besoin d’autres genres d’effectifs», mentionne le représentant des employés.

Du côté de la direction de la station régionale, on affirme qu’au moins six postes seront transformés.

«Dans les prochains jours, nous afficherons de nouveaux postes qui viendront répondre à nos besoins opérationnels», indique Nathalie Allaire, directrice des communications. «Il est important de comprendre que nous allons ouvrir plusieurs postes sous peu et qu’ainsi Radio-Canada Acadie ne perd pas de postes.»

La programmation ne sera pas affectée, assure Nathalie Allaire.

«Nous tenons à préciser que nous ne sommes pas dans une période de réaménagement financier ni de compressions budgétaires, mais dans la poursuite d’une transformation de l’organisation du travail afin d’affecter nos ressources le plus efficacement possible compte tenu de nos priorités.»

Michel Nogue ne se satisfait pas des explications de la direction.

«Pour moi, ce sont des coupures. S’il y a un plan pour convertir ces emplois, qu’on nous le dise clairement, ça n’a pas été fait. L’employé, tout ce qu’il sait c’est qu’il finit le 1er avril et il est dévasté», lance-t-il.

«On préfèrerait que l’entreprise aide ses employés à se reconvertir plutôt que de les mettre à pied et leur faire vivre des drames personnels. Certains ont travaillé depuis plus de 30 pour Radio-Canada et se retrouvent sans emploi du jour au lendemain.»

En 2014, année du déménagement de la station dans un nouvel édifice, la société d’État avait aboli 14 postes en Acadie. Cette nouvelle restructuration préoccupe Michel Nogue.

«On est inquiet pour le maintien des services en français à l’extérieur du Québec», dit-il.