Kevin Vickers se lance dans la course à la direction du Parti libéral

L’ex-ambassadeur du Canada en Irlande, Kevin Vickers, se lance dans la course à la direction du Parti libéral du Nouveau-Brunswick.

Il a donné le coup d’envoi de sa campagne, vendredi midi dans une salle communautaire de Miramichi devant une foule de plusieurs dizaines de personnes. Pas moins de dix députés libéraux actuels étaient présents.

Après une cérémonie autochtone et une danse traditionnelle irlandaise, Kevin Vickers a pris la parole pour officialiser son plongeon en politique provinciale.

«Aujourd’hui, j’annonce que je brigue la chefferie du Parti libéral», a-t-il dit avant d’être enterré par les applaudissement nourris de ses partisans.

Il a ensuite prononcé un discours d’une vingtaine de minutes, dans lequel il a tracé les grandes lignes de sa vision politique. Fiscalement conservateur, soucieux de l’environnement et socialement progressiste; il a ancré son approche fermement au centre du spectre politique.

Même s’il est un nouveau venu dans le petit monde de la politique provinciale au Nouveau-Brunswick, il est déjà clair qu’une bonne partie de l’establishment du parti libéral est derrière lui.

À peine a-t-il sauté dans l’arène que son statut de candidat vedette et de meneur de la course est déjà cimenté.

Des dix députés présents, huit ont confié à l’Acadie Nouvelle qu’il l’appuient formellement. C’est notamment le cas d’Isabelle Thériault, de Roger Melanson, de Benoît Bourque, de Lisa Harris et de Jacques LeBlanc.

L’ex-premier ministre du Nouveau-Brunswick, Camille Thériault, était aussi présent. Il a confirmé à l’Acadie Nouvelle qu’il appuie Kevin Vickers.

D’ailleurs, un spectateur plutôt étonnant s’était déplacé à Miramichi, soit le militant libéral et entrepreneur restigouchois Gaétan Pelletier.

Ce dernier avait annoncé récemment qu’il se lançait dans la course. Après avoir rencontré Kevin Vickers, il a cependant décidé de ne pas se présenter et de se rallier à lui.

Kevin Vickers en bref

À la fin décembre, Kevin Vickers avait exprimé de l’intérêt à succéder à Brian Gallant. Il a par la suite pris sa retraite et quitté son poste d’ambassadeur à Dublin pour revenir au Nouveau-Brunswick.

Au début mars, de retour chez-lui à Miramichi, il a dit qu’il poursuivait sa réflexion quant à son avenir politique. Il s’était alors donné une dizaine de jours pour faire une tournée de la province et pour prendre sa décision.

Kevin Vickers a été membre de la GRC pendant plusieurs années avant de devenir sergent d’armes du Parlement, à Ottawa. Il s’est surtout fait connaître à l’échelle nationale pour l’héroïsme dont il a fait preuve lors de la fusillade du Parlement, en 2014.

Le congrès à la direction du Parti libéral du Nouveau-Brunswick aura lieu les 21 et 22 juin à Saint-Jean. Les personnes intéressées ont jusqu’au 29 mars pour se porter candidates.

Un seul autre candidat déclaré est toujours en lice, soit le directeur de la Maison Nazareth de Moncton, René Ephestion.